L’incompétence du parent ordinaire

No apple juice today Le cartable a une petite vessie J'éponge trop bien Le sac des vacances est un sauveur J'aime le sac moche Mauvaise mère

Parce que certains matins commencent dès la veille, il y a des jours vraiment ternes.
S’il y a une chose au monde que je déteste (je vous rassure, il y en a plusieurs), c’est arriver devant l’école avec un petit bonhomme en larmes.
Le motif des larmes est rarement avoué, toujours paré d’une belle excuse : il ne voulait pas du sac à dos, il aurait préféré son cartable, même avec un centimètre d’eau au fond.
Le problème, ça n’est pas tellement la frustration de n’avoir pas eu un deuxième verre de jus de pommes, ou celle de n’avoir pas été tiré du sommeil par son nouveau réveil (parce que je me suis trompée en le réglant), ou celle d’arriver sans son matériel pour les « Arts visuels » (le cours est demain… je vous rassure, je ne suis pas aussi nulle que j’en ai l’air) ; le problème est de ne pas prendre les trois minutes nécessaires pour en parler.

Voilà en quoi le parent ordinaire que je suis est incompétent.
Après tout, lorsqu’on est en retard… trois minutes de plus : est-ce vraiment grave* ?

(*) Dans certains cas : oui, trois minutes c’est grave / important / crucial / démarquant. Mais dans ce contexte-là non. Enfin pas trop.

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