L’école.
Je suis fan du concept : accéder à la connaissance, apprendre à vivre avec les autres, s’ouvrir au monde…
Dans la réalité, j’ai toujours détesté. Les petits matins frileux, la boule de larmes dans la gorge, l’ennui et la peur d’être prise en flagrant délit… Oouups ! Il me semble avoir rédigé le même article l’an dernier.
Il est temps d’inventer un programme capable d’écrire tout seul l’article « Youpi c’est la rentrée ! ».
Rentrée. Penchons-nous sur ce mot douteux, dont le sens est à l’opposé de ce qu’il concrétise. Contrairement à une rentrée d’argent, qui arrive dans votre poche (ou sur votre compte bancaire, extension moderne du portefeuille, lui-même extension ancienne de la poche.), la rentrée renfloue les établissements scolaires et vide votre foyer. C’est pourquoi il ne faut jamais dire « Rentrée (tout court) », mais bel et bien « Rentrée des classes ». Soyons précis, car rentrée est un homonyme !
Le Tu es bien rentrée ? demandé au téléphone pour vérifier que votre femme est à la maison n’a rien à voir avec le Tu es bien rentrée ? demandé à votre fille pour s’assurer qu’elle est arrivée à l’heure.
Mon ami Larousse m’explique que « rentrée : c’est l’action de rentrer quelque chose dans un local, à l’abri. »
En clair, à partir du premier septembre, l’école devient l’abri, la maison devient le en-dehors et la rue le dehors.
Je suis possiblement jalouse de l’école qui verra mon fils plus que moi cette année. L’aveu n’est-il pas le premier pas vers la guérison ?





