




Souvent je ne dors pas, je ne dors pas de plein de manières différentes. Le sommeil ne vient pas, même si je suis épuisée ; le sommeil me quitte au beau milieu de la nuit, ou une heure avant la sonnerie du réveil. Trop tard, trop tôt… et parfois au réveil, j’ai l’impression d’avoir seulement affleuré le sommeil. Heureusement, je ne suis pas la seule ! La France est remplie d’insomniaques.
J’adore dormir, pourtant. J’en ai besoin, en plus. Sinon, je suis d’humeur pourrie, l’hyperacousie me fait froncer les sourcils, j’ai tout le temps faim, mal au dos et la vue trouble (ceci dit, j’ai tout le temps faim, même après une bonne nuit).
L’insomniaque est à traiter comme un grand bébé sportif de haut niveau : pas d’écran le soir, le régaler d’un dîner sans sucre (c’est à dire sans alcool), sans chocolat et sans protéines animales, éloigner du lit ondes et lumière, régler une température idéale (ni trop élevée ni trop basse) ; et dès l’après-midi supprimez-lui les excitants (y compris son chef). A saupoudrer d’activité physique, afin que le corps se souvienne de ses principales fonctions.
J’ai pensé au couvent, pour faire plus simple.
Heu… j’ai des souvenirs d’insomnie en Ashram…
Tous mes espoirs s’effondrent !