
Depuis Trump, rien ne va plus : mon papier est hirsute, Internet refuse la fluidité, et mon audience est pourrie. Mais je tiens à dissiper un malentendu. J’en connais des filles qui dessinent, j’y vais sur les blogs de celles qui sont devenues de grandes dames de la BD (elles pourraient presque aller à Angoulême), je vois très exactement de quoi il est question.
Elles se dessinent élancées, fluides, le visage expressif et mobile, les pieds en l’air avec les orteils écartés. Leurs cheveux bougent avec le vent, elles ont un chat et une garde-robe de malade. Elles sont jeunes, pêchues et décomplexées. Dans la vraie vie aussi.
Sauf que moi, dans la vraie vie je suis exactement comme dans mes dessins : raide et sans le chat. Mes dessins me sont fidèles, heureusement que je ne suis pas violoniste.
Bonne journée dans le grand automne.