La revoyure

Il est un peu tôt pour songer au moment où nous nous retrouverons à la machine à café. D’un seul regard nous saurons identifier ceux qui ont un jardin et ceux qui ont conservé une hygiène de vie (ce qui suppose qu’ils en avaient une… L’espoir réside dans l’idée qu’on puisse acquérir une hygiène de vie en phase de confinement).

Au risque d’en décevoir : les collègues ne sont pas ceux qui manquent le plus. D’une part nous sommes en contact toute la semaine (certains arrivent même à m’énerver comme avant, il suffit qu’ils restent eux-mêmes) (bienveillance, on a dit) et d’autre part nous sommes habitués à ne pas nous voir tous les jours, puisque nous évoluons sur plusieurs sites. Et puis la grève nous a magnifiquement entraînés !

Quant aux amis du quartier, nous les retrouvons principalement à la Cité U, lorsque les beaux jours arrivent. Nous maîtrisons totalement l’art de l’apéritif dînatoire. Il ne fait pas encore assez chaud pour y penser… Il suffit de ne pas y penser. N’y pensons pas.

Les autres amis (les amis de toujours), on les voit assez peu. Nous sommes perchés dans des arrondissements distants, chaque dîner est un plan de bataille.

Personne ne manque, finalement.

Sauf que ça serait trop simple ! Nous ne pouvons pas nous retrouver, nous avons donc férocement envie de le faire ! Vendredi 13, nos amis ont dit « On se revoit après le confinement ! » et on a tous bien rigolé. Ah ah. On en reparle dans un mois.

Bonne journée, amis, collègues et inconnus et lavez-vous les coudes !

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