
C’est quoi le problème avec les oeufs ? Depuis samedi 14, impossible de mettre la main sur une boîte de six. Le rayon est vide. Vous avez tous décidé de faire des gâteaux ? De bouffer de l’omelette à l’ail des ours ? Du soufflé au fromage ? Des chouquettes ?
Les poules n’ont pas cessé de pondre rien que pour me priver de mon oeuf quotidien (à la coque, au petit déjeuner, avec des mouillettes de mon pain frais)(j’ai une tendance légère à la parano, ça me réconforte) ?
Sait-on jamais, avec les poules, quand ça n’est pas la grippe aviaire, c’est la grève du croupion.
A moins que le problème soit similaire à celui du gel hydroalcoolique : les fabriquants en ont de pleines piscines, mais le flacon en plastique est en rupture. Les poules sont vautrées sur des monceaux d’oeufs (pas datés du coup), mais les boîtes ne sont plus fabriquées parce que tout le monde est confiné.
Je me sentais en harmonie avec mon oeuf enfermé dans sa petite coquille comme moi dans mon cocon. Je ne vais quand même pas m’identifier à la banane nappée dans sa peau ?
Ce qui m’angoisse, ce sont mes rêves. Depuis quelques jours, mes collègues de travail sont impliqués dans mes rêves : on se parle, on rit, on travaille, on se touche (soft, hein… Ça reste le boulot), il y a des méchants et des gentils et des gentils qui deviennent méchants et inversement. C’est très angoissant. J’espère que cet empiètement de ma vie professionnelle sur ma vie privée (pour ne pas dire intime) ne va pas durer trop longtemps.
Bonne journée mes poulettes, et lavez-vous les coudes !