32 mars

Joyeux 1er avril ! C’est le jour où on rit de la blague à déflagration lente qu’était le « Bonne année 2020 ». A l’époque nous étions principalement obnubilés par les grèves et les potentielles pénuries qu’elles allaient engendrer. C’est maintenant qu’on en rit ! On disait aussi qu’elles seraient catastrophiques pour l’économie du pays. Re-barre de rire. Mais qu’elles allaient sans doute nous permettre de revoir notre façon de nous déplacer et de travailler. Re-re-barre de rire. « Edouard mon cher, repassez-moi un peu de grève, j’en ai marre du Covid-19. »

Et encore, le 19 ça n’était rien comparé au 20, dira-t-on l’année prochaine au bord de l’hilarité.

Ce sont les épreuves, vécues communément qui soudent un peuple. Chic. Nous allons enfin fraterniser. Mais ce que « découvrent » en ce moment les journalistes, c’est l’addiction de tout un peuple à la picolette. Certains spécialistes sont catastrophés, nous alertent sur le danger qui consiste à reporter nos frustrations sur la bouteille. C’est mal. J’attends l’étude qui démontrera qu’un verre de vin chaque jour immunise contre le virus.

Bonne journée mes confinés. Grosse bise de loin aux malades… Et lavez-vous les coudes !

Laisser un commentaire