
Comme j’aime ma petite routine de confinement ! J’aime la routine en général, elle rythme mes journées et ritualise mes semaines. Mais là, c’est le bonheur (si je pouvais remplacer le travail par la peinture, je volerais).
Je commence par me lever (on en est tous là, je suppose), à 6h. J’enfourne le pain qui a bien travaillé pendant la nuit, je bois du vinaigre de cidre dans un verre d’eau tiède et mange une cuillère de miel avec une goutte d’huile essentielle (citron, niaouli ou santal, selon mon humeur). Et je commence ma séance de yoga. Cette partie-là ne change pas. Le confinement me permet d’allonger ma séance de yoga (et mes jambes, j’en suis persuadée – l’espoir fait vivre). Il est 7h15.
Je roule mon tapis, sors le pain du four, mange un fruit et une demi-banane (la banane n’est pas un fruit mais une source de potassium) et j’allume mon petit téléphone pour écrire ici. J’écris sur mon téléphone parce que ça me pèse d’allumer mon ordi.
Sans confinement, je serais déjà sortie de la salle de bain et j’aurais fini de préparer le petit-déjeuner. J’aurais réveillé mon fils, nous aurions pris notre petit-déjeuner ensemble et nous serions allés au collège après nous être habillés en quatrième vitesse.
J’aurais pédalé jusqu’au bureau (ô joie, même les jours de pluie) pour allumer mon ordi vers 8h40. Fin de ma journée.
Bah non, pas fin… Plutôt « fin de ma vie personnelle », qui reprend en début de soirée.
Là, je retrouve ma vie personnelle à midi et à l’heure du goûter ; et parfois entre deux portes. On rigole un peu ou on boude, ça dépend et puis je retourne tapoter sur mon clavier, jusqu’à la fin de l’après-midi.
Je m’étais dit que le jour où je raconterai ma routine, j’aurai vraiment râcle le fond de mon inspiration… On y est les gars. Je me demande ce que je vais vous servir demain.
Bonne journée les amis, la bise aux malades (qui vont arrêter de l’être) et lavez-vous les coudes !