Jouer aux vacances

« On dirait qu’on serait en vacances ». J’ai choisi une formule à mi-temps : je travaille le matin. L’après-midi, je joue avec mon fils. Et je suis drôlement contente d’être sa mère, parce que c’est moi qui lui ai appris à jouer « aux jeux de société ». Notre société étant excessivement réduite, la façon dont nous jouons est probablement illisible pour les autres.

Je n’aime pas jouer. Ceux qui jouent avec sérieux me donnent envie de quitter la table. Quel est l’intérêt de jouer « sérieusement » ? Ne serait-ce pas antinomique ? Autant dire que les « serious game » qui fleurissent dans le monde de la cohésion d’équipe me donnent envie de me casser la jambe ou filer ma démission. C’est une réaction violente, j’en conviens, qui cache probablement la terreur d’y prendre plaisir (dois-je consulter ?).

Donc, nous jouons, avec des règles adaptées à notre besoin de faire n’importe quoi. Des règles floues, implicites et mouvantes. Parfois c’est la suppression des règles qui permet de se focaliser sur l’intérêt du jeu (trouver un maximum d’images dans Lynx est plus intéressant qu’éliminer le plus lent). Inventer une nouvelle couleur au Uno et prolonger la partie jusqu’à épuisement de la pioche est plus amusant qu’être le premier à liquider son jeu. Je m’autoanalyse au passage : n’aurais-je pas un problème avec la performance ?

Notre ludothèque est mince (puisque je n’aime pas jouer, j’évite d’acheter des jeux, je reste cohérente), on tourne avec quatre : les deux déjà cités, Logic Ville et un Memory (le Pimemento, pour les connaisseurs).

Donc la réponse est non : je n’ai pas verni mes ongles de pieds.

Bonne journée les printaniers et lavez-vous les coudes !

Une réflexion sur “Jouer aux vacances

Laisser un commentaire