
J’avais un Télécran lorsque j’étais enfant. Je pouvais passer des heures à dessiner, à essayer d’en comprendre la magie. Le plus grand défi consistait à tracer des cercles. Une fois l’oeuvre accomplie (ou ratée), secouer le Télécran faisait disparaître l’image. Un jeu vain, donc, dont l’équation magique s’est résolue lorsque mon pied est passé au travers de l’écran, révélant une épaisse crème dorée (probablement toxique sur le modèle d’origine).
Lorsque j’ai remis la main sur un Télécran, trente ans plus tard, je n’y ai pas passé des heures. J’ignore si ma perception du temps a changé (tout s’est accéléré) ou si le jeu m’ennuie. La réponse est probablement : la somme des deux.
L’écran qui crame mon temps en ce moment est celui de la tablette où je regarde des séries. Bones, 12 saisons,246 épisodes de 46 minutes. J’en ai regardé 29, ça avance bien. Les histoires d’amour bourgeonnent tranquillou. On apprend la patience en révisant son vocabulaire (heureusement, je regarde en VO) anglais. Avec un peu de chance, j’aurais le temps visionner tous les épisodes avant la fin du confinement.
Il est important de se fixer des objectifs, et un cadre, nous a-t-on dit, pour réussir son confinement. Voilà qui est fait.
Bon lundi chômé mes amis, et lavez-vous les coudes.