
Hier j’ai fanfaronné sur le sujet d’aujourd’hui : je vais parler de Dieu. J’ai écourté ma séance de yoga de quinze minutes pour avoir le temps de réfléchir, tout en sachant que ça ne serait pas suffisant.
Sans rire, vous me voyez parler de Dieu ? Lequel d’abord, sous quel prisme ensuite et avec quel axe enfin ? Dieu c’est un peu comme l’humour : on aimerait qu’il soit universel, mais c’est ce qu’il y a de moins bien partagé (j’ai l’impression de paraphraser un comique quelconque).
Lisez Victor Hugo, ça sera mieux. Ou relisez-le, ça occupe. Ou lisez Bobin, c’est bien.
« Ils ont fait de toi une image, ils ont fait de toi une idole, ils ont fait de toi une Eglise. Moi je fais de toi un coquelicot, l’étendard minuscule de l’éternel, le fleurissement par surprise. » (Le Christ aux coquelicots – Christian Bobin – Editions Lettres vives – 2002).
C’est joli, n’est-ce pas. Bobin est un rebelle. Quand il écrit sur Dieu, il partage une vision « God next door », comme disent les américains à propos de la femme réelle (par opposition à l’actrice inaccessible, si j’écris « simple », « accessible », « naturelle » pour qualifier la Girl next door, on change de registre, on tombe dans « La femme d’à côté »). Le Dieu à portée de main, ça me laisse rêveuse. Quel veinard ce Bobin.
Que dire du titre de cet article ? C’est un titre provisoire que je vais laisser. Il est en anglais, mais prononcé à la française, avec le prisme de Dieu, il prend un sens particulier. Qu’est-ce qu’un titre ? Dirait Juliette, ça n’est ni le pied, ni la main, etc. Si La Bible s’était appelée La Boble, son succès n’aurait pas été démenti.
Vous comprendrez que je ne dise rien du sujet de demain.
Bonne journée mes coquelicots et lavez-vous les coudes !