Pouce vert et morne pousse

« Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre. » C’est une citation de Compay Segundo. J’ai parcouru sa page Wikipedia sans y trouver de livre ni d’enfant, quant à l’arbre… Sinon, je n’accorde aucun crédit à cette phrase, à moins de se mettre d’accord sur le sens du mot « réussite », qui comme vous le savez, est un jeu de cartes à une seule personne, qu’on appelle aussi patience. On réussit là où les autres renoncent, parce qu’on est très patient…

S’il me fallait réussir selon Compay, il ne me resterait plus qu’à planter un arbre. Fastoche, que je me dis, passe-moi une branche et de l’eau que je bouture rapidos. Et ni une ni deux, je me saisis d’une branche de sauge, car qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin (je n’ai pas de jardin, qu’importe je fonce) d’un pot de yaourt en verre et point.

Comme je trouve le rituel assez léger comparé à la promesse (réussir sa vie), je compose une formule d’encouragement pour cette petite branche qui doit pousser ses radicelles hors de son mini tronc. Si je devais en faire autant, je perdrais mes moyens.

J’encourage, donc, chaque jour, un petit mot gentil, une présentation de l’appartement, un peu de radio, quelques podcasts, pousse ma grande, lui dis-je. Mais son mini tronc reste glabre, ses feuilles fanent et se courbent.

Voilà comment j’ai raté ma vie.

En revanche, pour l’élevage de mites, je suis au top. Si vous en voulez, je vous en mets de côté pour égayer vos soirées.

Bonne journée les amis, plantez des arbres et lavez-vous les coudes !

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