Rester aimable

Avoir un chat était quand même bien pratique. Réceptacle innocent de la mauvaise humeur, de la poisse et de l’agacement, il endossait la responsabilité de tout ce qui allait mal. Ah chat, comme tu manques à mes colères. En fait non, pas du tout. Depuis que chat est parti au royaume des chats, je suis beaucoup moins en colère : chat était bel et bien responsable de tout ce qui vrillait dans ma vie, urine sur canapé comprise !

Autre hypothèse à cette mauvaise foi assumée : j’ai mûri. Pas grandi (je plafonne hélas à cent soixante centimètres), pas vieilli, mûri. Mais j’en sors grandie, mais pas vieillie ni mûrie. Si vous voyez ce que je veux dire. Je prends en charge ma colère (et l’ensemble de mes logiques, ce qui n’est pas rien).

Je m’efforce de rester aimable en toutes circonstances. Voui. C’est plus facile sur un lieu de travail où le costume me structure qu’à la maison où il y a relâche. Je pourrais être aimable tout le temps, franchement, ça ne serait pas un effort surhumain. Tout le monde est très gentil ici, et pas stupide (les gens bêtes sont agaçants, inutile de le nier !). Je pourrais être hyper cool tous les jours, sympa, détendue, rassurante, parfumée, souriante… Mais ce serait trop facile. Tss tss, qui voudrait être aimé pour ses seules qualités ?

Je m’accorde plusieurs fois pas jour un excès d’agacement (simulé ou non), afin de réveiller un peu la dynamique plan-plan du foyer. En l’abscence de chat, le travail permet facilement de justifier mon courroux (coucou).

Ah comme la vie est belle !

Bonne journée les colériques et les doux, et lavez-vous les coudes !

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