
Cet enthousiasme est simulé. J’aimerais autant ne pas aller, ne serait-ce que cinq minutes, mettre le nez dans une salle d’attente. Mais l’orthodontie réclame un suivi. On pourrait tous vivre comme des sauvages, tignasses au vent et dents dehors ; seulement l’animal social qui est en nous préfère se plier aux normes qui sont les nôtres (c’est le moment de lancer ce gros débat : pour ou contre les cheveux blancs ?).
Partons donc. Suivons le chemin. Parcourons tes rues, Paris, les pieds à l’étroit dans nos souliers délaissés depuis tant de jours. Prenons le vent, le soleil, l’air dont on a tant vanté la pureté et le besoin. Ah air de Paris, vent de liberté, insouciance du baguenaudage retrouvé. Ô rues riches d’architectures, de divagations canines, de héros masqués. Comme vous m’avez manqué.
A part ça, sans doute à cause de l’émotion que je viens de décrire, j’ai très mal dormi. Réveillée par un cauchemar, j’ai mis longtemps avant de me rendormir, en faisant la liste de tout ce je ferais si j’étais en arrêt de travail pendant deux semaines. J’ai plein d’idées ! Mais je vais être raisonnable et liquider les affaires en cours avant de poser quelques jours de congés que la pluie viendra arroser.
Je suis assez portée sur la rime ce matin… Assez pour conclure par même à Hollywood, lavez-vous les coudes.