
Je suis dans une phase obsessionnelle. Je pense cerveau, je lis cerveau, je mange cerveau… Ça passera quand il faudra envisager le maillot, probablement en 2021.
Imaginez qu’en mangeant un cerveau, vous héritiez de ses connaissances… Premièrement, plus personne ne mangerait de la cervelle d’agneau au beurre noisette. Ensuite, il y aurait L’Argus du cerveau qui publierait le palmarès des meilleures origines, selon le marché de l’emploi ou des besoins à satisfaire en priorité (si le PIB n’est plus la référence, il faudra d’autres compétences). Il y aurait des cerveaux d’exception, mis aux enchères (petit espoir pour Trump), et un organisme international chargé de neutraliser les cerveaux dangereux, et un autre organisme chargé de surveiller le précédent.
Les plus riches se débrouilleraient pour que leur cerveau soit équitablement répartis entre leurs descendants. Les moins riches n’auraient pas d’autre choix que de le vendre pour améliorer leur retraite. Ils diraient c’est le beurre dans les épinards. Ils diraient on a travaillé toute notre vie pour rien. Parce que leurs enfants n’auront pas la jouissance de ce que leurs parents auront appris. Et ainsi de suite : les pauvres auront le niveau de connaissance d’une vie alors que les riches n’auraient aucune limite, ils auraient mille vies. Ils seraient fous et désespérés, ils détruiraient la planète.
J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer du coup : on n’en est pas là.
Bonne journée aux travailleurs qui sont sur le pont et à ceux qui chillent. Sortez masqués et lavez-vous les coudes !