Ma semaine sans Instagram

Ô Instagram, gouffre de mes heures vacantes, aliénation de ma liberté, comme je suis soulagée de te laisser de côté !

Je ne blâme pas Instagram d’avoir dissous mes précieuses minutes qui si elles l’avaient vraiment été ne seraient pas allées s’y gâcher (quelle phrase improbable). Je me blâme seule de ma faiblesse. Yes. Plusieurs fois par an, je décide d’arrêter et j’y reviens comme on achète un magazine people au milieu de l’été pour voir la tête du nouvel amoureux de Stéphanie de Monaco ou Sophie Marceau (ne serais-je pas d’un autre siècle ?). Quelle n’est pas ma joie de retrouver le temps de consulter avec curiosité la conjugaison du verbe dissoudre, qu’on ne m’avait pas apprise à l’école.

On dit « j’ai dissous le vin dans l’eau » et « vous avez dissoutes l’assemblée ». C’est formidable. « Nous eûmes dissoutes ce vilain vernis à ongles ». J’adore. Je vais dissoudre plus souvent. Je vais dissoudre mes mauvaises habitudes dans une bassine de cercles vertueux. Chaque jour un nouveau verbe, pour atteindre le stade supérieur de mon évolution (je me prends pour un Pokémon, j’évolue) (d’ailleurs je n’ai pas saisi le but de l’évolution chez le Pokémon) (consommer moins de plastique ?).

Ces heures précieuses que je me lègue seront bien employées, je vous le promets.

Bon mardi chers lecteurs et lavez-vous les coudes !

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