C’était bien

En novembre 1999, mon fils aîné a fêté ses deux ans, quelques jours avant, mon livre Alice dans la ville a été imprimé. Jusqu’à présent, j’ai mis au monde plus d’enfants que de livre. J’en ai écrit plus que je n’ai été enceinte. Un éditeur m’a un jour répondu qu’il n’avait pas de case où ranger mon texte, à regrets d’ailleurs (les éditeurs regrettent beaucoup, mais je regrette souvent qu’ils ne regrettent pas plus…).

De la séance de dédicace organisée dans une librairie du centre ville, je me souviens d’un monsieur qui m’avait dit en riant n’avoir jamais de sa vie lu un livre en entier. Il a acheté le mien, 80 pages de textes courts et illustrés, sans intrigue, presque sans histoire. L’a-t-il terminé ? (Guillaume Musso se pose-t-il la question ?)

Il était venu acheter le livre après avoir lu un article paru dans le journal local. J’avais été interviewée et photographiée par un vrai journaliste, dans ce monde d’avant.

Il y a mille exemplaires. Certains dorment chez des inconnus, certains ont probablement été détruits, beaucoup sont chez des amis ou dans la famille. Trois sont à la bibliothèque municipale.

La librairie et la maison d’édition ont fermé. Il me reste deux exemplaires de mon livre. Une histoire courte, presque sans histoire.

Bon mercredi amis lecteurs et lavez-vous les coudes !

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