
Coucou !
Je fais toujours coucou lorsque j’ai la tête en bas, mais d’habitude personne ne me regarde. Etrange abîme.
Aujourd’hui, dimanche 21 juin 2020, jour de Fête de la musique dans une queue d’épidémie. Je me souviens de la première en 1982, de l’effervescence, du climat joyeux et du parfum de liberté. La fête était improvisée, on ne savait pas encore qu’il y en aurait d’autres. Les premières années, c’était chaque fois une aventure.
Les événements se sont organisés, avec de grosses scènes sur les grandes places, mais toujours des petits courageux aux coins des rues, avec leur crin-crin timide sous le menton ou la flûte au bec. Et nous, badauds nostalgiques, fuyant la foule agglutinée au podium des grosses pointures, captant les sons mal balancés des amateurs de café.
Cette année je ne sais pas. Déjà quand ça tombe un dimanche, c’est moins festif. Il n’y aura pas a fuir les grands rassemblements. Flâner dans les rues me donnerait l’impression de me rendre au chevet d’une mourante. Cette vieille fête que d’année en année on dit moins en forme, qu’on peine à rendre joyeuse. Notre patrimoine.
Il est encore tôt. Tout est calme. Attendons les premières notes.
Bonne fête aux musiciennes et musiciens ; et lavez-vous les coudes !