
Cinq jours que cette image figure dans mes brouillons, dans l’attente d’un petit texte qui raconterait la joie d’être bientôt partie. On prend sa valise et on se casse, adieu routine, à nous les apéros face à l’horizon, les réveils tardifs et les promenades sans contrainte. Comme dirait l’autre, je monte l’escalier, c’est le meilleur moment. Ça m’a toujours semblé absurde, ce concept de « youpi les vacances ». Si notre vie ordinaire est tellement nase, qu’on en est réduit à se traîner d’une semaine de vacances à une autre pour tenir le coup, est-ce qu’on ne ferait pas mieux d’essayer autre chose ? Oui mais pas le temps, pas l’énergie, d’abord le repos, la déconnexion, et ensuite on verra. Sauf qu’on ne voit jamais. Il y a aussi ceux qui sont avides de voyage et de découvertes, qui épargnent pour voir le monde, ceux-là me font vachement envie (un peu comme la vie de princesse me fait vachement envie), mais ça n’est pas pour moi. Voyez-vous, je ne sais pas visiter. Je n’ai pas envie d’aller voir comment font les autres si je ne peux pas faire comme eux. Etre de passage ne m’intéresse pas. Je me pose. Je reste. Ou alors je n’y vais pas. C’est bizarre mais c’est ainsi. Ça laisse de la place dans les avions, mon empreinte carbonne m’en remercie. Oh évidemment on peut trainer dans les musées de monde entier, mais ceux de Paris ne m’ont pas beaucoup vue…
J’aimerais pour les vacances emporter le bon roman, de ceux qui occupent l’esprit pendant la marche et qu’on est heureux de retrouver lorsqu’un moment de calme se présente. Voilà qui serait idéal, avec un rayon de soleil pas trop vachard et une assise confortable. Je vais remettre quelques coussins et quelques nuages, pour être sûre.
Je vous tiendrai au courant. Bonne fin de semaine les amis, et lavez-vous les coudes (le virus est toujours là, pas d’embrassade et chacun son verre).
J’aime beaucoup – tous les jours peuvent devenir des jours de » vacances »
Amicalement
Merci ! Et c’est totalement vrai, on devrait vivre tous nos jours agréablement.