
Il a des détails insignifiants, néanmoins perturbants. Par exemple mon nouveau papier aquarelle. Six fois que je manipule mon fichier pour essayer d’en tirer un résultat satisfaisant : rien à faire. Si : changer de papier. Changer de papier, changer de pinceaux, changer de coiffure, de crème de jour, de vie, de chien, de parfum, de régime, de ciel bleu, d’envie, de destination, de culotte, de religion, de souliers, de style, de paroisse, d’état d’esprit, de président, de dentifrice, d’artifice, d’heure, de planète. Pour au final ne rien changer, car c’est ainsi que nous sommes habitués. Ainsi donc, Noël revient tous les ans, jamais avec la même magie que lorsqu’on était petits et Sissi impératrice.
Mais nous voici lundi et il faut s’y remettre !








Le physique est juste un mauvais moment à passer. Entre 13 et 40 ans, le corps est susceptible de générer des complexes (ou beaucoup d’argent dans certains cas), on se prend à imaginer sa vie avec dix centimètres de plus et cinq kilos en moins, avec des seins comme ci et des fesses comme ça (ou alors l’inverse). Ensuite on se calme. La sagesse que nous sommes tous en droit d’atteindre réclame que l’attention aille se poser ailleurs (« Merde, j’ai raté ma vie ! » ou encore « Nous laissons une piteuse planète à nos enfants »).


