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Pauline Buzy est née à Reims le 16 décembre 1972. Elle débute la peinture à l’huile à l’âge de 16 ans.
Intimidée par la toile tendue sur châssis, elle commence par recycler les matériaux du grenier : carton, étagères, plaques de contre-plaqué. Après le bac, elle aménage à Paris pour suivre des études d’architecture (de courte durée). Dans l’appartement où elle s’installe, l’ancienne locataire décédée a laissé une impressionnante collection du journal « Le Figaro », qui devient un support d’expérimentation. Sur les feuilles encollées à la peinture à bois et recouvertes de gouache et de plâtre, Pauline Buzy appose des pans de tissu sur lesquels elle peint.
Les œuvres ainsi réalisées sont fragiles, difficiles à conserver et à déplacer. Petit à petit, la toile tendue sur châssis remplace les supports de papier journal.
Une première exposition est organisée en 2001, « Dans l’appartement vide (d’Anne et Loïc) », à Boulogne Billancourt et se tient pendant un mois dans un appartement en attente de travaux. Une autre exposition se tient dans le hall d’accueil de France Loisirs, Paris 15e en 2004.
Durant une quinzaine d’années, la peinture laisse la place au dessin, au pastel à l’huile et à l’aquarelle, le temps d’élever deux garçons et de construire une carrière dans le numérique. En 2021, Pauline Buzy rouvre sa boîte d’huile et renoue avec son médium de prédilection.
Pauline Buzy est également l’autrice d’Alice dans la ville, paru en 1999 aux éditions du Coq à l’âne, dont elle a réalisé les illustrations à l’aquarelle et de Mercredi après-midi une nouvelle publiée au sein du recueil Balades au pays de l’enfance aux éditions France Loisirs. D’autres textes sont disponibles dans la section « Contes » de ce site : Barnabé de Bleumet, Blanche Neige avant qu’elle tombe et Le loup.
Revue Argument
Connaissez-vous Argument ? Chaque trimestre, elle donne la parole à des artistes émergeants. Pauline Buzy et Claire Savouré ont parlé peinture et vie quotidienne, découvrez un extrait ou mieux : commandez votre exemplaire ! (également disponible sur certaines plateformes de presse de ligne).
Revue Argument n°6 // octobre-novembre-décembre 2023
Commandez un ou plusieurs numéros de la revue : https://revue-argument.fr/commandes
Extrait de l’entretien avec Claire Savouré
C’est ainsi que tu définis l’art ? Donner à voir ?
Je « donne à voir » ce qui me traverse, même s’il s’agit de jeux de mots tirés par les cheveux, ou de représentations hostiles ou domptées du monde. Mais je ne sais pas définir l’art, je peux décrire ce que je fais, mais je crois que c’est uniquement à la fin de ma vie que tout fera sens… à condition qu’il y ait un « regardeur » ! Donc ça n’est pas gagné cette histoire.
Justement, comment montres-tu ton travail ?
Mes œuvres récentes sont visibles sur mon site, ainsi que mes carnets et les contes que j’écris. Mon blog est toujours accessible, même si je publie beaucoup moins d’articles depuis que j’ai repris la peinture. Le temps reste la limite.
J’ai également un compte Instagram. Mais au même titre que la photo est une interprétation de l’œuvre (elle interprète la couleur, fixe la position, aplatit l’image, quand elle n’est pas un art à part entière), Instagram est un médium qui, pour devenir intéressant, implique de le considérer comme tel. Certains comptes sont de véritables œuvres, ce qui n’est pas le cas du mien.
La peinture devrait se passer d’intermédiaire. La rencontre entre le regardeur et le tableau est un moment précieux, c’est à nouveau une histoire d’espace et de temps. Mais à défaut de lieu d’exposition, les photos sur mon site sont une bonne façon de se faire une idée.

