Lectures de confinement

Deux expériences similaires : les quelques semaines qui ont précédé la naissance de mes fils. Je restais beaucoup chez moi, et je lisais. Mais pas n’importe quoi : uniquement des livres que j’avais déjà lus. La relecture a ceci de confortable : elle libère du suspense (j’ai horreur du suspense).

Durant ma première grossesse, j’ai relu tous les romans de Philippe Djian qui étaient dans ma bibliothèque. Je crois que mes préférés demeurent Echine et Lent dehors.

Je suis toujours un peu déçue après la lecture d’un nouveau Djian, mais lorsque je le relis, je découvre des subtilités et une maîtrise du récit qui m’émerveillent. Je n’ai pas relu la série Doggy bag, c’est peut-être le moment.

Pour la seconde, j’ai relu tous les Christine Angot. La relecture permet de saisir la cohérence de son oeuvre, et quelques années plus tard, à la parution d’Un amour impossible, j’ai été soufflée par sa justesse. Cette femme est un miracle.

Je relis souvent Jane Austen, plus exactement, je relis Orgueil et préjugés et rarement les autres. Il faut attendre plusieurs années avant de relire un livre. On se souvient en général avoir aimé un passage, une ambiance. On replonge, tranquillement, assurée du dénouement, en sécurité. Tout devient agréable, même les passages insoutenables.

Je relis Pascal Quignard. Ou relisais. Les escaliers de Chambord, le Salon du Wurtemberg, Vie secrète et Villa Amalia sont mes préférés. Ancrés dans le contemporain. Les histoires d’une époque qu’on n’a pas vécue me laissent à distance.

A relire avec plaisir : les bandes dessinées. Je vais ressortir L’âge d’or (Pedrosa/Moreil) en espérant que le confinement accélère la parution du suivant. Vous pouvez lire S’enfuir de Guy Delisle, pour relativiser.

Alors que ma bibliothèque et parsemée de livres que je n’ai pas encore lus, je ne pense qu’à ceux que je vais relire… L’aventure attendra.

Vous (re) lisez quoi, vous ?

Bon dimanche les amis, et lavez-vous les coudes !

A la cool

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Il arrive qu’un jour, l’horloge de votre ordinateur approche les 18h, et vous pensez « Tiens, je boirais bien une petite bière… ». Faut dire que vous avez bien travaillé, le nez sur l’écran, le dos presque droit, votre petit cerveau entièrement happé par des problématiques qui ne vous encombreraient pas dans le monde réel. Vous avez été dérangée vingt-cinq fois, et malgré tout, glorieusement, vous êtes parvenue à accomplir votre travail. Ouais. Yes, comme on dit là-bas. Le système de récompense s’enclenche, et la bière devient un eldorado tout à fait envisageable. Vous salivez.

Arrive cette petite pourriture de voix qui vous susurre que vous êtes probablement alcoolique. On parle de 4,5° d’alcool, rétorquez-vous. Mais n’est-ce pas l’intention qui compte, reprend la petite pourriture. L’intention, cette fameuse intention qui bouleverse le cours des campagnes électorales et alourdit le verdict du juge. L’intention, c’est ce qu’il y a de pire. Je me méfie de l’intention qui déplace les virgules et vous fait passer de 4,5 à 45°. Vous vous êtes enivrée avec l’intention de le faire (genre, je vais me mettre minable)! Vade retro alcoolo, comme on disait là-bas.

Quittez votre poste de travail en déclarant que vous avez piscine, n’avouez jamais que vous avez bière (surtout pas une pinte !). Encore, il y a vingt ans, je ne dis pas… mais en 2018, l’alcool est démodé. L’intelligence aussi, me direz-vous, bien qu’il n’y ait pas spécialement de rapport entre les deux.

Alors quoi faire ? Boire sa honte jusqu’à la lie ou s’en foutre ?

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A prendre !

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Vous pouvez répéter la séquence plusieurs fois.
Le yoga pour les pieds (contre toute attente) restaure les connexions neuronales, il participe donc à l’entretien de la mémoire.

J’étais persuadée avoir déjà dessiné cette séquence il y a trois ou quatre ans. Après une fouille approfondie dans les articles anciens (plus de 300, Mazette ! et après je m’étonne de n’avoir le temps de rien) il semblerait que ce soit la première fois que je vous ouvre mon yoga des pieds. J’en profite également pour vous confier mon mantra préféré « Bougez votre corps, avant d’être mort. »

A part ça, il fait beau. Vivement demain que je retourne au travail.

Cahier de vacances

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J’espère que vous remplissez consciencieusement votre cahier de vacances. A défaut, vous pouvez harceler un enfant pour qu’il s’y colle, il existe plusieurs méthodes que vous pouvez cumuler :

  1. Dès le réveil, dites-lui : « Après ton petit-déjeuner, tu penseras à remplir ton cahier de vacances. »
    S’il omet d’y penser, ponctuez la matinée de « Tu as rempli ton cahier de vacances ? ».
  2. En milieu de journée : « Et si tu remplissais ton cahier de vacances pendant que je prépare le déjeuner ? ». Souvent, l’enfant ne répond pas, ou trouve un prétexte. Négociez : « Après le déjeuner, tu rempliras ton cahier de vacances, et ensuite nous irons à la plage. »
    Rappel : un déjeuner tardif s’impose, afin d’arriver à la plage après le goûter car le soleil est vilain entre 12h et 16h.
  3. Le soir : « J’aimerais que tu remplisses ton cahier de vacances avant le dîner. » Ajoutez, perfide : « Comme ça, tu seras tranquille après. »

N’hésitez pas à lui rappeler combien il est primordial pour sa réussite scolaire de travailler chaque jour à l’entretien de ses connaissances. Sinon le début de l’année va être trèèèèèès difficile.

Avant d’éteindre la lumière, pensez qu’un jour (dans plusieurs décennies), il s’occupera bien de vous, quand vous serez vieille/vieux.