La rupture en gare de Brest

5 appels en absence Appel Reproches Point de ruptureC’était jeudi, vers 18h30, en gare de Brest. Une fille belle comme une actrice se fait lamentablement plaquer par un homme dont je n’entends pas la voix. Nous sommes montés dans le même train, elle a posé sa valise sur le siège à côté d’elle, il est allé s’asseoir dans une autre voiture. Le train s’est rempli au fur et à mesure des arrêts, peut-être est-il allé la rejoindre, à moins qu’il n’ait préféré un strapontin entre deux voitures, plutôt que d’affronter sa tristesse.

Doudou dis-donc

Julien Doré
Les chaussettes Doré DoréA la suite de mon article précédent, mon amie Stig l’Unique a écrit « On est chanteuse quand on devient Julien Doré. Un point c’est tout. » Absorbée par mon travail (on ne s’emballe pas, je n’ai rien signé… je parle de mon travail actuel qui consiste à en chercher tout en préparant mes cours), je n’ai pas réagi à cette remarque qui pourtant me fait tellement rire-de-tout !

Le rire. Vous savez, cette chose qui rend la vie moins bête…

Tout s’explique

Vos plaintes Je n'ai jamais été drôle Je ne suis pas dessinatrice Experte en projet SI« C’est pas ma faute, à moi ! », chantait la jeune fille dont j’ignore si elle est encore chanteuse et si elle l’a jamais été. A partir de quel moment est-on chanteuse ? Lorsqu’on vend beaucoup de disques ? Après un Olympia, trois Zénith et un Palais des Sport ? Lorsqu’on est reconnue par ses pairs ? Lorsqu’on sort d’une Grande École de Chanteuse ? A la veille de sa trentième année de carrière ? Au lendemain de sa mort prématurée ?

Je vous laisse décider, personnellement je n’ai pas d’avis.

Pré-bilan des incantations

Collée Enrobée Bonjour Simone Mes jupes noires Je ne sortirai pas d'iciCollée et enrobée depuis sept jours, je dresse un premier bilan de mon opération « Un CDI pour ma pomme », histoire que je puisse me pâmer devant les agents immobiliers avec un dossier qui tient la route. Enfin, pas seulement : j’ai très envie de rédiger des Spécifications fonctionnelles, de tracer des schémas didactiques, de causer maintenance applicative et évolutive avec des gens brillants, d’optimiser, analyser, trouver des solutions et démontrer que je soumets Power Point à toutes mes volontés.

Alors la question qui brûle vos lèvres est : « Grand Manitou, est-ce que ça fonctionne ? » Également proférée en ces termes : « Hey, recruteur, tu as (re)lu mon CV ? ».

Pour l’instant, morne plaine, rien de bien nouveau. Mais mon petit cœur bat très fort lorsque j’envoie ma candidature à un poste qui m’enthousiasme.

Force est de constater que le port de la jupe a un effet hautement bénéfique sur la préparation de mes cours. J’ai mieux avancé cette semaine que les jours précédents où je déambulais mollement dans mon jean trop long.

Tous en jupes, les amis !

La stratégie de la banane

Je mangerais bien une banane Peau de banane Oui.; ça pue L'attente, mon deuxième prénom Revenez les éboueurs
Depuis quatre jours, les éboueurs font grève à Paris, mettant en lumière une cause chère à mon cœur : la réduction des déchets ménagers.
Slalomer entre les poubelles et les vestiges de notre consommation nous révèle enfin à notre monde moderne. L’homme produit des déchets.
Oh, l’homme fait aussi des choses formidables, parfois il sauve des vies… Mais la plupart du temps, il produit des déchets. Beaucoup.
Nos poubelles vertes à la gueule béante, vomissant les ordures jusque dans le caniveau sont la figure obscène de notre quotidien. L’homme n’est pas seulement ce qu’il mange (pour citer une fois encore notre Feuerbach) il est surtout ce qu’il jette.

L’ambition de Zéro Ticket, ça n’est pas tant de remplacer le ticket de caisse en papier par un service en ligne (plus adapté à notre époque), c’est surtout d’évaluer les déchets ménagers en fonction des achats… et de gravement inciter les consommateurs à privilégier les produits non emballés, et les fabricants à réfléchir à d’autres solutions. J’en conviens : la grève des éboueurs est plus efficace !!!

Minion

Le défi gambettes

Ma résolution à la con Ma jupe chérie Ma robe adorée Pensées positives Faites pas chierJe suis passée à côté d’un super boulot.
Donc, je décide de porter des jupes ou des robes pendant deux semaines.
Aucun rapport ? Pas si sûre… Les forces s’équilibrent et l’univers est un ramassis de faux hasards, de coïncidences qui sont autant de logiques improbables.

Lorsqu’on m’a proposé ce super boulot, je n’étais pas du tout en train de chercher un travail. Bien au contraire ! J’étais engagée dans mon projet Zéro Ticket, j’avais des contacts positifs un peu partout, des personnes emballées, prêtes à me faire confiance, le hasard m’avait apporté des rencontres inespérées. J’étais à fond. Prendre une décision (la bonne) a été une torture, j’ai finalement accepté, en me disant que je pourrai cumuler ce travail et la création de mon entreprise…. après tout, le sommeil, je n’y tiens pas trop.
De semaine en semaine, la perspective d’avoir de nouveaux collègues, de bosser sur des sujets importants, d’œuvrer pour améliorer le quotidien de millier de personnes, a commencé à me plaire et j’avais hâte d’y consacrer mon énergie. Comme j’étais en train de préparer mes interventions d’octobre à l’Université de Bretagne occidentale, je pensais moins à Zéro Ticket.
Le jour où j’ai reçu le courrier de l’huissier m’informant que l’appartement que j’occupe allait être vendu et qu’il fallait que j’en sois partie au mois de mars, je me suis hautement félicitée d’avoir accepté le poste. Un déménagement ? Youpi ! Kéri et moi allons enfin nous installer ensemble.

Sauf que le poste, finalement, je ne l’ai pas eu… parce qu’il n’est pas compatible avec une création d’entreprise. Hi Hi, ai-je envie de dire.

Voilà pourquoi je porterai jupes et robes durant les deux semaines qui s’annoncent : parce qu’être bien habillée me donne la patate et qu’en général, les recruteurs ont l’odorat tellement aiguisé, qu’il leur permet de détecter l’odeur de patate dans une pile de CV.

Bon lundi à tous, c’est parti !