Si vous voulez, je peux avoir honte : je n’ai pas vérifié le pays de fabrication des jouets Oui-Oui. Il est donc possible que « l’info » soit fausse. Mais honnêtement, combien y a-t-il de chances pour que ce soit le cas ? Deux sur cent ?
J’ai mis info entre guillemets, car je ne suis pas journaliste non plus… Alors pour les scoops, la vérification des sources, les enquêtes, les interviews de témoins, le sens de la formule : passez votre chemin. D’ailleurs, tant que vous êtes sur le chemin, achetez un peu de presse, avant qu’elle ne soit plus vendue que d’occasion.
Catégorie : Retour de vacances
De la casserole
La casserole, c’est un peu rock’n’roll. Un son classe qui casse et roule des phrasés suggestifs. Les garçons comme les filles passent à la casserole, trainent des casseroles et finissent par chanter comme des casseroles. Prenez-la par la queue, elle se transforme en massue, en guitare, en banjo… en casserole aussi (à mijoter, réchauffer, ébouillanter, pocher) ou en métronome, si vous avez le sens du rythme.
Les Anne
La plupart de mes amies portent le même prénom, je trouve ça plus simple. Aujourd’hui je ne déjeune pas avec Anne, ce qui me laisse du temps pour téléphoner à Anne et lui souhaiter son ann(e)iversaire. Ce prénom, c’est vraiment que de la joie pour moi. Je dois malheureusement avouer qu’il m’est arrivé de fréquenter une Anne abjecte à laquelle je n’aurais pas confié une plante grasse, même en plastique. Ne vous fiez pas au prénom pour choisir vos amis, ça ne sert à rien.
Évidemment (comme dirait France), l’Anne que j’ai dessinée ne correspond pas à la réalité : la vraie est mieux. Comme elle est rare en photo et que je ne l’ai pas sous la main pour la croquer, j’ai dessiné n’importe qui. D’un autre côté, ça m’évite les commentaires du style « Beuh, je n’ai pas de lunettes ! ».
Debout là-dedans !




Tous les magazines vous l’écriront : le sommeil est la meilleure crème de beauté. En gros, si vous dormez mal, non seulement vous êtes de mauvais poil, mais en plus vous êtes moche (ça c’est parce que nous ne sommes jamais à une injustice près lorsqu’il s’agit de beauté).
La beauté n’est pas l’unique raison qui me ferait rester au lit : le monde en est une autre. Je ne vais pas (encore) raconter des salades ou m’attrister pas sur le sort de Volkswagen, sur cette tendance à privilégier l’intérêt personnel plutôt que l’intérêt général. La bonne nouvelle, c’est que cette tendance n’est pas française, mais humaine, puisque l’illustration cette semaine nous vient directement d’Allemagne (ça me fait plaisir d’assimiler le peuple allemand à l’Humanité, c’est comme ça).
D’ailleurs, moi-même, je ne sais pas si je quitte mon lit par intérêt personnel ou général. Tout dépend de la qualité de mon sommeil, me direz-vous. Certes.
L’ennui

Comme je comprends mon fils lorsqu’il me dit qu’il n’a pas envie de se brosser les dents !
Telle la peur, le brossage n’évite pas le danger : je me consacre comme une dévote à mon hygiène buccale, mais Dieu, tel le brossage, ne protège pas des caries. En même temps, c’est chouette de passer sa langue sur l’émail lisse de ses quenottes une fois la tâche accomplie. Mais quel ennui ! On n’entend même pas la radio lorsque la brosse va et vient entre les espaces interdentaires (logiquement, c’est là que siègent les dents).
La brosse à dents aurait été inventée en Chine au XVe siècle, puis introduite à la Cour de France par l’ambassadeur d’Espagne à la fin du XVIe siècle. Elle se porte alors autour du cou (bande de frimeurs !), incarne le luxe, est faite de crins de sanglier. Viendront ensuite le cheval, les soies de blaireau, de chèvre et de porc, puis le Nylon (qui n’est pas un animal) remplacera ce bestiaire dans les années 30.
Pour vous brosser français, achetez vos ustensiles chez Bioseptyl, il n’y a pas de packaging si vous commandez en ligne.
Est-ce assez pour sauver le monde ? Je l’ignore.

Ce sera la fin des haricots
Au fond de la glacière creusée dans le sol, on entreposait d’abord les haricots, puis le fromage, puis la viande. Les soldats pouvaient tenir plusieurs semaines, ils mangeaient la viande en premier, puis le fromage. A la fin des haricots, il ne restait plus rien à se mettre sous la dent. Ou alors les chats, qui avaient déjà mangé les souris afin qu’elles épargnent les réserves.
La fin des haricots arrivera par un chemin différent de celui qui était tracé au Moyen Age. Elle viendra de l’excès.
Cette fille-là…
Trop cool mon caca !
Cette semaine, j’ai prôné l’usage de parole. Aujourd’hui, je vous encourage à user d’un champ lexical inapproprié en toutes circonstances. Avec #TropCoolMonCaca, l’anicroche devient fastoche, la tuile est aux amandes et l’amende honorable. Depuis que nous utilisons abondamment cette expression, plus rien n’est vraiment grave et on s’amuse beaucoup… à vous de jouer !
Ah, si j’étais riche !
Comme tout le monde (pas vous ?) je me demande souvent ce que je ferais de mon argent si j’en avais beaucoup.
En premier lieu, il convient de définir « beaucoup » : combien d’euros pour être un heureux, un héros, un huppé ? Ma réponse varie, car joyeusement femme varie.
Les jours de grand vent, lorsque je suis dynamique, jeune encore et pleine de désirs, riche rime avec plusieurs millions, car j’ai de l’ambition. Les jours de lait caillé, j’en voudrais moins car je ne saurais quoi en faire : une petite sieste sous un duvet de plumes, un rayon de soleil caressant ma joue, et basta !
Avec beaucoup d’argent, il convient de garder les pieds sur terre. Les pieds. Les chaussures. Chaussez-moi. Encore ? Me direz-vous. Oui, encore. Toujours. Mille chaussures à mes pieds, je n’en voudrais pas, car pour en jouir, il faut les porter. A partir de combien est-ce assez ? Est-ce déjà trop quand c’est assez ? La réponse est oui. Savourez une tablette de chocolat, quart de carré par quart de carré jusqu’à la nausée et vous comprendrez. Le plaisir est présent à chaque quart, mais il arrive trop tard l’instant du déplaisir, car il vient après le dégoût. Le plaisir est un enfant qu’il ne faut pas trop gâter.
Depuis que j’ai réalisé qu’avec beaucoup d’argent, je n’achèterai pas beaucoup de chaussures, je n’ai plus envie d’être riche.
Hé oui, votre enfant grandit…



L’habit ne fait pas le moine et la taille ne compte pas… Ô combien ces affirmations sont fausses !
Depuis que mon aîné (mon fils, il fait médecine) m’a dépassée en taille, je me sens… dépassée. Il a fallu que ce jour arrive pour que je comprenne viscéralement le sens de ce mot. Au début, j’ai nié. Ensuite, j’ai enfilé des escarpins à talons de sept centimètres avant de lui adresser la parole. Enfin, j’ai capitulé. Oui, il est plus grand que moi, comme la plupart des gens que je côtoie, et ça n’est pas près de s’arrêter, puisque le petit fera pareil quand il sera grand. Allez-y tous, grandissez ! Dépassez-moi, puisque ça vous amuse ! Je vais rester là, toute petite, à me cailler en bas (puisque la chaleur monte).
C’est difficile d’être la maman d’un enfant qui peut regarder par dessus ma tête quand je lui parle. Les grandes personnes ont de l’ascendant sur les petites. Certaines, dotées d’une très haute taille, construisent des carrières qui n’auraient pas été évidentes avec vingt centimètres de moins. Prenez un double décimètre entre vos mains, et regardez : c’est ridicule, vingt centimètres ! On les franchit en un pas, les vingt centimètres. C’est moins qu’une demi-baguette de pain, moins que la hauteur de mon écran… et pourtant : c’est ce qui me sépare d’une carrière de top model. Vingt centimètres + des heures de sport + quelques régimes + des produits coiffants + trente ans de moins, pour être honnête.
Je me sens petite face à mon « jeune adulte ». Mais heureusement, il sera bientôt d’accord pour que je le surnomme « mon bébé », parce que quand on devient « adulte », on gagne en empathie.














