Vieillerie

Arrive le jour du mal de dos. Peut-on l’éviter ? Oui. Il y a foison de tutos sur internet, d’articles dans les magazines, de kinés dans les villes et même Ameli explique comment échapper au mal le plus répandu de nos contrées (avec la dépression et l’insomnie). Heureusement qu’il reste la dépression et l’insomnie pour se remonter le moral quand on a mal au dos. L’un n’empêche pas les deux autres, mais n’entrons pas dans cette spirale infernale. Stoppons le mal avant qu’il ne s’installe, ne se vautre dans tous les recoins de notre quotidien.

Quand le mal de dos se déclare, il accompagne une contrariété que je rumine, pendant qu’il irradie peinard jusqu’au jour où je retourne me coucher pour le dompter. Et je me dis : soit c’est le début de la vieillesse, soit c’est la fin de la jeunesse. Avons-nous un espace entre ces deux états (le bel âge ?) ? Que ne sommes-nous éternellement jeunes dans notre corps et mentalement matures ? Ah vie bizarre, comme tu es curieusement articulée. Avec la sérénité de l’âge, j’apprendrai à évacuer les contrariétés dès qu’elles se présentent et bannirai tous leurs maux (y compris la moutarde, c’est un jeu de mot idiot, j’adore la moutarde).

A ce moment-là vous pensez : ceinture abdominale. J’y ai pensé aussi. Je suis armée, je la recharge tous les matins comme un bon petit soldat qui lutte contre les méchants (moi aussi je suis en guerre, on a tous nos guerres, quoi qu’en dise Rambo C’est pas ma guerre alors que de fait, ça devient son combat, pauvre de lui). Mais ça ne suffit pas. Peut-être ne muscle-je pas dans le bon sens ? Possible. Je ne suis pas Véronique & Davina, je suis moi et c’est assez. Je vais reprendre un tuto abdos qui ne bousille pas le périnée avant d’aller m’asseoir sur ma petite chaise de travail sans croiser les jambes.

Bon lundi les amis, tenez-vous droits et lavez-vous les coudes !