Sur la pointe (des fesses)

J’aime bien dessiner les pieds, c’est plein d’orteils, de bouboules et de talons. Attention, je ne suis pas fétichiste. D’ailleurs quand j’étais adolescente, je peignais plutôt des seins, souvent des fesses, mais très peu de pieds. J’aurais dû faire des pieds et des mains avant de peindre des fesses : le pied est plus lisible que la fesse.

La fesse souffre d’obligations esthétiques, on veut la faire lisse et ronde, dans des dimensions raisonnables et conventionnelles. C’est assez ennuyeux, une fesse, si on y réfléchit. Maintenant, je préfère les pieds. Voilà ce qu’on appelle, je crois, la maturité. D’un point de vue pratique, il est plus aisé de portraiturer son pied que sa fesse, même avec toute la souplesse que m’apportent mes années de yoga.

Certes, je dessine mes pieds de tête, j’ai ce défaut de paresse. Quant à ce dessin, imaginez : une paire de fesses sur un cerveau aurait été une façon de dire « je m’assois sur mon cerveau », là vous voyez bien que je me hisse dessus. Il ne faut pas compter sur ses fesses pour se hisser.

Bref, rien de moins important que nos coudes à laver.

Bonne journée !

La cuisine, le travail et l’art – Episode 4

L’art m’a donné du fil à retordre,
il n’est pas comme je l’avais imaginé, mais il en va souvent ainsi, avec l’art :
il nous emmène ailleurs.
La cuisine, le travail et l'art
Les bruits du monde Sons intérieurs Restitution Tableau Livre Mémoire neuve yeux Coeur

L’art est-il dans le geste qui l’exerce ou dans l’oeil qui le regarde ?
A quoi le reconnaît-on ?
Qui sait si mon travail quotidien (entrechats d’emails, suite en Power Point mineurs, chapitres de descriptions fonctionnelles, improvisations répétées et autres happenings) n’est pas un art ?
Des définitions de l’art, il y en a des kilomètres…
Il est difficile de gagner sa vie en exerçant son art,
cruel de la rater à ne pas le faire.
Saupoudrer, c’est ce que je fais.