Anti-narcissique

Et voilà, on y est ! C’est le jour tant redouté où je suis obligée de fouiller dans mes archives pour dégoter un vieil inédit. Je le vis mal, c’est un échec. J’ai consacré ce temps précieux du dessin au traitement de méls pro en retard. Quelle erreur, quelle bêtise, quelle mauvaise gestion du temps, quelle incompétence, quelle vanité. Mes mots envoyés me vaudront un « cool, merci Pauline » dans le meilleur des cas, une nouvelle question dans le pire. Rien si je n’avais rien fait. J’eus donc doublement gagné du temps en ne rien faisant (je viens de comprendre la stratégie des planqués). Peu importe. Passons.

Cet autoportrait que je vous livre est un remède au narcissisme tant il m’est fidèle. Mes bottines rouges sont trop grandes pour moi, j’ai un sourcil plus haut que l’autre, le sourire grinçant et je pique du nez. Je me suis un peu flattée sur les chevilles : les miennes sont plus épaisses. Le dessin date de l’an dernier, d’après les chaussures. Je n’ai pas vraiment changé depuis, éventuellement de collants (vous savez comme ces petites bêtes ont la vie courte), mais avec le confinement, j’ai cessé d’en porter. Vous avez noté le petit V de la victoire. Bah voilà, c’est tout moi : V’y vais quand même.

Bon veudi les amis ! (Lavez-vous les coudes)

Une conversation téléphonique

Le mot magique : masque. Toute personne normalement constituée, en pleine pandémie, devrait visualiser un masque FFP2. Pas moi. D’abord je pense au masque de beauté et ensuite au masque de carnaval. Mon secret ? J’ai arrêté les infos, je ne sors pas, je parle avec mes coussins. Ils vont bien.

Mettons que mon inconscient s’en mêle, imaginons que tout ceci ne soit qu’un rêve à interpréter : je me soucie de mon apparence et tout n’est que mascarade. Y compris lorsque je me soucie de mon apparence. Ouf !

Bonne soirée, visages nus ou dissimulés, et lavez-vous les coudes !

S’habiller

rien-a-me-mettre

Si comme moi votre tiroir déborde de vêtements de créateurs (oui, je déborde de vêtements de créateurs, vous venez de le lire), vous connaissez l’immense solitude de votre petite culotte lorsque plus rien ne lui sied. Ces matins-là, enfilez votre pull-doudou, celui qui va avec tout, avec la Bretagne et la Normandie. Plus qu’un pull, c’est un ami que vous avez là, celui qui sourit, même quand vous êtes moche. Car moche, vous l’êtes, si vous n’avez plus rien à vous mettre (voir plus bas).