Choisis ton attitude

Comme toutes les femmes qui ont séjourné dans les années quatre-vingt-dix, je fais ce que je veux avec mes cheveux. Bien que la normalité demeure un fantasme. Quelle est-elle, cette normalité dont on nous avait vanté le retour ? Je ne la perçois pas encore, sans doute à force de rester à la maison, d’avoir ce rythme provincial du déjeuner pris à la maison et l’impression de naviguer de la chaise à la cuisine, de la chaise au canapé, du canapé au lit. Je me sens plus hamster que femme. Il me semble attendre septembre et le mot « rentrée ».

Les gens sont à bout, je ne sais pas si vous l’avez remarqué. Ils ont l’air d’enfants à qui on demande d’attendre avant de sauter dans la piscine. La frustration affleure, le sentiment d’injustice de celui à qui les règles n’ont pas été expliquées ou explicitées. Qu’est-ce que je fais là, moi, face à cette eau fraîche, avec l’ordre de ne pas sauter ? Autant ne pas venir, autant tourner le dos. Nous sommes comme ça en ce moment. Incrédules, suspendus, tas de foin attendant l’étincelle. On perçoit la sécheresse, la chaleur qui vient du cœur et qui n’a pas de nom.

Il faudrait marcher longtemps, dans un paysage qui ne serait pas limité par une route ou une ville ou la mer. Il faudrait marcher sans fatigue pendant des heures, sans la faim, sans la soif. Il faudrait marcher avec le vent dans le dos, sans le froid, sans la chaleur. Il faudrait marcher et puis au bout, être arrivé repu.

Mais la soirée est déjà bien entamée, j’ai perdu le rythme du matin et je sais que j’écris autrement le soir. Décalage immédiat.

Bonne nuit les amis, lavez ces coudes et faites de beaux rêves.

Pauline chez le coiffeur

L'habitude nous joue des tours
Désapprobation
En avant le changement
Coupe Coupe
Cécile de France
Je veux mourir

L’histoire de la fille qui sort mécontente de chez le coiffeur est aussi vieille que l’invention du coiffeur, certes. Le coup de grâce a quand même été la phrase « C’est comme vous, c’est très nature. » : je ne veux pas être nature, je veux être mature ! Il n’y a qu’une seule lettre qui change, mais c’est loin d’être la même chose.

Donc, c’est encore raté pour cette fois…