Routine chérie

Comme j’aime ma petite routine de confinement ! J’aime la routine en général, elle rythme mes journées et ritualise mes semaines. Mais là, c’est le bonheur (si je pouvais remplacer le travail par la peinture, je volerais).

Je commence par me lever (on en est tous là, je suppose), à 6h. J’enfourne le pain qui a bien travaillé pendant la nuit, je bois du vinaigre de cidre dans un verre d’eau tiède et mange une cuillère de miel avec une goutte d’huile essentielle (citron, niaouli ou santal, selon mon humeur). Et je commence ma séance de yoga. Cette partie-là ne change pas. Le confinement me permet d’allonger ma séance de yoga (et mes jambes, j’en suis persuadée – l’espoir fait vivre). Il est 7h15.

Je roule mon tapis, sors le pain du four, mange un fruit et une demi-banane (la banane n’est pas un fruit mais une source de potassium) et j’allume mon petit téléphone pour écrire ici. J’écris sur mon téléphone parce que ça me pèse d’allumer mon ordi.

Sans confinement, je serais déjà sortie de la salle de bain et j’aurais fini de préparer le petit-déjeuner. J’aurais réveillé mon fils, nous aurions pris notre petit-déjeuner ensemble et nous serions allés au collège après nous être habillés en quatrième vitesse.

J’aurais pédalé jusqu’au bureau (ô joie, même les jours de pluie) pour allumer mon ordi vers 8h40. Fin de ma journée.

Bah non, pas fin… Plutôt « fin de ma vie personnelle », qui reprend en début de soirée.

Là, je retrouve ma vie personnelle à midi et à l’heure du goûter ; et parfois entre deux portes. On rigole un peu ou on boude, ça dépend et puis je retourne tapoter sur mon clavier, jusqu’à la fin de l’après-midi.

Je m’étais dit que le jour où je raconterai ma routine, j’aurai vraiment râcle le fond de mon inspiration… On y est les gars. Je me demande ce que je vais vous servir demain.

Bonne journée les amis, la bise aux malades (qui vont arrêter de l’être) et lavez-vous les coudes !

Force du proverbe

La météo prévoit un dimanche ensoleillé et une température de vingt degrés. Méfiance ! Si le proverbe énonce « En avril ne te découvre pas d’un fil », il y a une raison. Le ciel est clément, mais il y a un piège… Il faut rester bien au chaud dans son logis, car « mars martelle, avril coutelle ». Nous sommes prévenus !

Ça fait froid dans le dos, non ? Les proverbes à la lumière de nos jours ont une signification différente, mais tout aussi pertinente. Ils devaient bien s’ennuyer au coin du feu, nos ancêtres, pour inventer tout ça ! Pas de télé, pas de wifi, à peine la lueur d’une flamme pour éclairer son ouvrage, et aucun moyen de partager #maviesauvage #viederêve #slowlife sur les réseaux sociaux. Sympa l’hiver ! J’ai oublié de vous dire : il pleut tous les jours depuis un mois et on n’a pas encore inventé le caoutchouc.

Pour être en empathie avec nos ancêtres, j’ai arrêté d’écouter les infos. Le soir au dîner, je demande à l’Homme de me donner les nouvelles du jour. A-t-elle regressé ? La date de la libération est-elle annoncée ? Où en sont nos alliés ? Combien de décès, de malades ? Reste-t-il du vin et pour combien de temps ?

Si on a le temps, notre conversation dévie sur la fiabilité des chiffres et les personnalités connues (les peoples) atteintes. Entre deux bouchées de pain.

Sommes-nous utiles, toute la journée, derrière notre écran de télétravailleur ? J’en doute un peu : tout dépend de l’histoire qu’on se raconte.

Bonne journée les confinés, la bise aux malades et lavez-vous les coudes !

Toi c’est rien, tu verrais machin !

2020_03_19 07_12 Office Lens

S’il vous arrive une tuile et que vous avez envie d’en parler, sachez que vous récolterez les pires histoires des amis de votre confident. Sur le ton « Oh, mais toi, c’est rien ce qui t’arrive, la belle-sœur de ma femme, c’était bien pire ! ». Après vous être égaré trente secondes dans l’arbre généalogique de machin, vous aurez la bonne fortune d’entendre la terrible histoire. Est-ce que ça fait du bien ? Non. Ou plutôt, je ne sais pas : ça dépend de l’issue. Si l’histoire se termine bien, votre cerveau turbine vers l’espoir d’un retournement joyeux (ah destin, quand tu nous tiens !), dans le cas contraire, c’est une petite virée qui vous entraîne au fond de la piscine.

Mais parlons-en, de cette tablette de chocolat, ce grand drame ! Alors qu’il y a des familles confinées à six dans des appartements vétustes et minuscules, des couples qui ne se supportent plus et d’autres qui vont augmenter le taux de natalité dans neuf mois et parlons aussi des célibataires, de leur terrible solitude (qui fait bien envie à la famille de six). Sans compter que parmi les couples au bord de la rupture, certains seront parents dans neuf mois, ce qui n’est pas une très bonne idée.

Il s’agit donc d’une tablette de chocolat Dardenne (maître chocolatier depuis 1897), 100% de cacao, zéro sucres ajoutés (est-il vraiment nécessaire de le préciser ?). Il est bio, fabriqué en France, à Luchon, au cœur de Pyrénées, au dos de la tablette, il est précisé :
Ce noir 100% ravit les amoureux de saveurs corsées et sauvages. C’est le goût originel de la fève de cacao torréfiée. Sa texture fine et fondante révèle l’intensité du cacao à l’état pur.

Sachons aussi qu’il y a des familles très heureuses qui s’épanouissent à la campagne.

Je vais faire mon mini carême et après, je serai meilleure (le chocolat aussi).

 

Bonne journée et lavez-vous les coudes !