Parlons culotte

Partout ailleurs, il est question de nourriture (comment se nourrir durant le confinement, composer ses menus, cuisiner rapidement, mijoter longuement), et d’alcool (à partir de combien de verres sort-on du raisonnable, sachant qu’on ne prendra pas le volant et que le réveil ne sonnera pas) ; ici et aujourd’hui, la culotte sera le sujet de fond.

Lorsque je compose ma tenue, je choisis d’abord les souliers que je vais porter, mais je commence toujours par enfiler une culotte. En confinement, je ne porte pas de souliers. J’enfile une paire de baskets pour aller faire les courses, et tout le monde le sait : les baskets ne sont pas de souliers, quel que soit leur prix et même si Louboutin en fait.

La culotte est un fondamental de la garde-robe, bien cachée et de préférence indécelable (et me revient à la mémoire l’image de cette cycliste dont le string s’agitait au-dessus du pantalon… Non non non), elle est un confort et un réconfort dans certaines situations. En cette période de confinement, si j’ai cessé les souliers, j’ai aussi cessé les « tenues », mais pas la culotte. Certains matins, j’en porterais bien deux.

S’il existe en France un Musée de la culotte où on peut observer l’évolution de ce vêtement selon les époques, le milieu social, la région, le métier et l’âge ; j’aimerais bien le visiter. En attendant, mon musée personnel ne cerne qu’une catégorie dans une seule époque : la mienne. La salle des archives est au milieu de l’exposition temporaire, et les trésors sont rares. Je mène parfois quelques travaux de restauration et d’autres fois des travaux de recherche pour enrichir certaines collections (frous-frous, par exemple, comporte plusieurs pièces).

Je ne passe pas non plus ma vie dans mon tiroir à culottes (j’ai un cerveau), et si tout se passe bien, je n’y pense pas toute la journée, mais lorsqu’on se croise, ma culotte et moi, aux toilettes, je lui fais un petit sourire si elle est rigolote et un soupir si elle est fatiguée.

Bonne journée mes petites culottes et bonne journée chez lecteurs (et lavez-vous les coudes ! ).

Le défi gambettes

Ma résolution à la con Ma jupe chérie Ma robe adorée Pensées positives Faites pas chierJe suis passée à côté d’un super boulot.
Donc, je décide de porter des jupes ou des robes pendant deux semaines.
Aucun rapport ? Pas si sûre… Les forces s’équilibrent et l’univers est un ramassis de faux hasards, de coïncidences qui sont autant de logiques improbables.

Lorsqu’on m’a proposé ce super boulot, je n’étais pas du tout en train de chercher un travail. Bien au contraire ! J’étais engagée dans mon projet Zéro Ticket, j’avais des contacts positifs un peu partout, des personnes emballées, prêtes à me faire confiance, le hasard m’avait apporté des rencontres inespérées. J’étais à fond. Prendre une décision (la bonne) a été une torture, j’ai finalement accepté, en me disant que je pourrai cumuler ce travail et la création de mon entreprise…. après tout, le sommeil, je n’y tiens pas trop.
De semaine en semaine, la perspective d’avoir de nouveaux collègues, de bosser sur des sujets importants, d’œuvrer pour améliorer le quotidien de millier de personnes, a commencé à me plaire et j’avais hâte d’y consacrer mon énergie. Comme j’étais en train de préparer mes interventions d’octobre à l’Université de Bretagne occidentale, je pensais moins à Zéro Ticket.
Le jour où j’ai reçu le courrier de l’huissier m’informant que l’appartement que j’occupe allait être vendu et qu’il fallait que j’en sois partie au mois de mars, je me suis hautement félicitée d’avoir accepté le poste. Un déménagement ? Youpi ! Kéri et moi allons enfin nous installer ensemble.

Sauf que le poste, finalement, je ne l’ai pas eu… parce qu’il n’est pas compatible avec une création d’entreprise. Hi Hi, ai-je envie de dire.

Voilà pourquoi je porterai jupes et robes durant les deux semaines qui s’annoncent : parce qu’être bien habillée me donne la patate et qu’en général, les recruteurs ont l’odorat tellement aiguisé, qu’il leur permet de détecter l’odeur de patate dans une pile de CV.

Bon lundi à tous, c’est parti !