Je suis passée à côté d’un super boulot.
Donc, je décide de porter des jupes ou des robes pendant deux semaines.
Aucun rapport ? Pas si sûre… Les forces s’équilibrent et l’univers est un ramassis de faux hasards, de coïncidences qui sont autant de logiques improbables.
Lorsqu’on m’a proposé ce super boulot, je n’étais pas du tout en train de chercher un travail. Bien au contraire ! J’étais engagée dans mon projet Zéro Ticket, j’avais des contacts positifs un peu partout, des personnes emballées, prêtes à me faire confiance, le hasard m’avait apporté des rencontres inespérées. J’étais à fond. Prendre une décision (la bonne) a été une torture, j’ai finalement accepté, en me disant que je pourrai cumuler ce travail et la création de mon entreprise…. après tout, le sommeil, je n’y tiens pas trop.
De semaine en semaine, la perspective d’avoir de nouveaux collègues, de bosser sur des sujets importants, d’œuvrer pour améliorer le quotidien de millier de personnes, a commencé à me plaire et j’avais hâte d’y consacrer mon énergie. Comme j’étais en train de préparer mes interventions d’octobre à l’Université de Bretagne occidentale, je pensais moins à Zéro Ticket.
Le jour où j’ai reçu le courrier de l’huissier m’informant que l’appartement que j’occupe allait être vendu et qu’il fallait que j’en sois partie au mois de mars, je me suis hautement félicitée d’avoir accepté le poste. Un déménagement ? Youpi ! Kéri et moi allons enfin nous installer ensemble.
Sauf que le poste, finalement, je ne l’ai pas eu… parce qu’il n’est pas compatible avec une création d’entreprise. Hi Hi, ai-je envie de dire.
Voilà pourquoi je porterai jupes et robes durant les deux semaines qui s’annoncent : parce qu’être bien habillée me donne la patate et qu’en général, les recruteurs ont l’odorat tellement aiguisé, qu’il leur permet de détecter l’odeur de patate dans une pile de CV.
Bon lundi à tous, c’est parti !