




Si on m’avait demandé mon avis, j’aurais choisi le 1er mai comme jour de Nouvel An. Plutôt que de créer cet embouteillage de fêtes en décembre, j’aurais élu ce premier jour du mois au nom le plus court (3 lettres, un bonheur !). C’est l’un des rares jours fériés à être pire qu’un dimanche, surtout cette année.
J’aurais pris mai, parce que c’est le mois qui nous enjoint à faire ce qu’il nous plaît. J’aurais pris mai, mais j’aurais été aussi maline que Pâques et l’Ascension, j’aurais dit “Le Nouvel An survient le premier mardi du mois de mai“, mais j’aurais laissé le début de l’année au 1er janvier : c’est seulement la fête qui serait fêtée au 1er mai. J’aurais pris mai, parce que les jours sont longs, la lumière est douce et le muguet cloche. J’aurais pris mai, qui l’aurait mal pris, mais mai est tout de même un mois plus clément que décembre, qui souvent sonne “des cendres”. Mai est un mois qui objecte, séduit et s’indigne. Mai est un bon mois pour changer.