Papiers de famille

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En dehors du schéma traditionnel (homme + femme = enfant x n), le livret de famille est un vrai bazar.

Lio (oui, parlons de Lio plutôt que de moi), Lio donc, a eu six  enfants de quatre pères différents. Elle a reçu un livret de famille à chaque naissance, sauf les fois où le père était le même (ce qui fut le cas pour les jumeaux). Si elle épousait aujourd’hui un homme nouveau -ou une femme- elle se verrait remettre un cinquième livret de famille. Mettons que son nouvel amour ait plusieurs enfants issus de différentes unions (par exemple trois), le jeune mariage serait en possession de huit livrets de famille. Bravo ! On voit où passent nos impôts !

Prenons un autre exemple : François Hollande est l’heureux papa de quatre enfants d’une mère unique (mais à plusieurs années d’intervalle). Un premier livret de famille a été établi à la naissance de l’ainé, puis complété à chaque nouvelle naissance. Si François épousait Julie (personnellement, je le prendrais assez mal), il y aurait dans leur tiroir trois livrets de famille : ceux issus de leurs vies d’avant et celui de leur nouvelle vie.

En cas de décès d’un parent de nombreuses familles, c’est évidemment un surcroît de travail pour le service d’état civil ! Le décès doit être reporté sur chaque livret de famille. Déjà qu’on me fait les gros yeux quand je passe à la Mairie avec mes deux livrets… imaginez comment Marie Trintignant a été reçue pour mettre à jour sa situation sur ses quatre livrets (bon, évidemment, c’est pas elle qui y est allée).

Les papiers sont passionnants, surtout quand on les égare.