

J’imagine que vous avez le même genre de pensées lorsque l’orage vous réveille en pleine nuit, avec ses grondements de fin du monde. Non ? Vous devriez.


J’imagine que vous avez le même genre de pensées lorsque l’orage vous réveille en pleine nuit, avec ses grondements de fin du monde. Non ? Vous devriez.

Depuis que nous sommes passés à l’heure d’hiver, j’aspire à me rouler en boule, bien au chaud dans mon terrier. « Tu ne vas pas rester enfermée, il fait tellement beau dehors ! » murmure l’écho. Et alors ? Je veux dire What is the point? Mon appartement baigné de soleil est magnifique (là je mens un peu… je suis au nord. Mais la façade d’en face le reflète), il serait dommage de manquer tant de douceur. A quoi servirait de payer un loyer chaque mois si c’est pour passer son temps dehors !? Non, je ne suis pas flemmarde, j’amortis mon loyer, nuance.







Tôt ou tard, dans votre vie, il pleut. Il ne s’agit pas d’une métaphore poétique (en ce printemps des poètes), mais d’une basse réalité. Cette eau de là-haut est l’occasion de fusiller une paire de chaussures, d’attraper un mal de gorge ou d’affronter le ridicule. Voisin du coup dur, le ridicule ne vous rendra pas toujours plus fort et souvent ne vous tuera point. Une once de ridicule saupoudrée sur le quotidien vous oblige à traiter avec dédain les petites préoccupations. A défaut de ridicule, on peut aussi se forcer à manger un aliment détesté ou s’infliger une (petite) épreuve physique.
La méthode « cône de travaux » permet de mettre doublement cette théorie en pratique. Il pleut ? J’endosse mon costume orange fluo, et j’entends qu’on rit de moi derrière mon dos, je me hisse sur mon beau vélo et j’affronte la pluie drue qui me frappe au visage et mouille mes doigts et mes genoux (et le pantalon qui est autour). Car toute cône que je suis, il y a toujours un bout qui dépasse et que la pluie mouille. Mais qu’est-ce qu’un peu de mouillé dans ce monde de brut ? L’embryon d’un acte héroïque, la preuve qu’il est possible d’être mouillé sans se dissoudre.
Cet enseignement valait bien un mois d’attente… non ?
Mieux eut-il valu que je vous parle du soleil hier, car aujourd’hui :
J’en profite donc pour faire (vite fait), un hommage au cinéma
(Rouge Baiser est un film de Véra Belmont, primé d’un Ours d’argent au Festival international du film de Berlin pour la meilleure actrice : Charlotte Valandrey).
A chaque pluie, me vient cette pulsion :
Dans la vraie vie (celle qui est juste devant l’autre), c’était ça :

Une classe folle, mais surtout :
Alors voici venu le temps des grandes décisions qui accompagnent si souvent les principes :
Puis le temps des proverbes venus de la nuit des temps…