
Je ne sais pas vous, mais je m’apprête à vivre une matinée pourrie. En temps normal, je me serais apprêtée pour l’occasion. J’aurais choisi mes chaussures selon le degré d’adversité et l’attitude à adopter. Le télétravail permet de choisir le créneau horaire de l’affrontement, on ne risque pas de se faire coincer dans un couloir. C’est un peu comme aller à la piscine : on s’attend à un certain nombre d’épreuves.
(Je n’aime pas la piscine. Le concept est cool, mais l’expérience est pénible. Les modalités d’usage ont été annoncées pour la réouverture des bassins : sens de circulation, réservation de ligne, cabines dédiées au déshabillage et d’autres à l’habillage, un casier vide entre chaque casier, suppression des sèche-cheveux, lavage de main obligatoire, fermeture des pataugeoires. Rien sur les pédiluves. Ils n’ont rien dit au sujet des pédiluves ! Je suis inquiète. Je n’avais pas prévu d’aller à la piscine, je déteste la piscine, mais ne pas évoquer le pédiluve quand on parle piscine, c’est ignorer Hugo en littérature.)
Après avoir choisi mes chaussures, j’aurais hésité sur la couleur du haut : éviter le rouge qui attise la colère, privilégier le rose qui suscite l’affection (je n’ai qu’un seul haut rose, comme c’est bizarre). Dire que certains pensent qu’il est futile de s’habiller ! Je vais me recentrer sur mes compétences, je n’ai pas d’autre choix…
Il est temps d’aller dans le grand bain. Inspiration/expiration… Je plonge.
Bonne journée les nageuses et nageurs et lavez-vous les coudes (et les pieds) !