Anti-narcissique

Et voilà, on y est ! C’est le jour tant redouté où je suis obligée de fouiller dans mes archives pour dégoter un vieil inédit. Je le vis mal, c’est un échec. J’ai consacré ce temps précieux du dessin au traitement de méls pro en retard. Quelle erreur, quelle bêtise, quelle mauvaise gestion du temps, quelle incompétence, quelle vanité. Mes mots envoyés me vaudront un « cool, merci Pauline » dans le meilleur des cas, une nouvelle question dans le pire. Rien si je n’avais rien fait. J’eus donc doublement gagné du temps en ne rien faisant (je viens de comprendre la stratégie des planqués). Peu importe. Passons.

Cet autoportrait que je vous livre est un remède au narcissisme tant il m’est fidèle. Mes bottines rouges sont trop grandes pour moi, j’ai un sourcil plus haut que l’autre, le sourire grinçant et je pique du nez. Je me suis un peu flattée sur les chevilles : les miennes sont plus épaisses. Le dessin date de l’an dernier, d’après les chaussures. Je n’ai pas vraiment changé depuis, éventuellement de collants (vous savez comme ces petites bêtes ont la vie courte), mais avec le confinement, j’ai cessé d’en porter. Vous avez noté le petit V de la victoire. Bah voilà, c’est tout moi : V’y vais quand même.

Bon veudi les amis ! (Lavez-vous les coudes)

La vérité, la bouche et l’enfant

Déception Je t'ai dessiné Trop pas ! Dessine-moi un moche Monstre ! Moche toi-mêmeMon fils n’a pas du tout cette tête-là, et moi non plus d’ailleurs. Nous serions sinon des héros fictifs dans un monde réel, ce qui me fait penser à Roger Rabbit, ce film que je n’ai pas envie de revoir. Dans la réalité, nous sommes un peu plus âgés, nos vêtements ne changent pas de couleur et de longueur de manche à chaque nouvelle phrase et nos cheveux, bien que raides, sont plus souples (un peu comme moi : bien que raide, je suis souple).

Ce qui était amusant, avec Jessica Rabbit, c’est que tout le monde faisait « wahou ! » lorsqu’elle entrait en scène, même dans la salle… Julia Roberts provoqua des émotions similaires deux ans plus tard dans Pretty Woman. L’une et l’autre représentaient un personnage de fantasme dans une fiction.

Deux films datés, dont on ne saurait dire s’ils ont bien ou mal vieilli… tant le vintage s’use !