Huit jours

Huit jours, les belges disent « houit », comme s’il y en avait dix de plus. Une semaine dure sept jours, on dit « on se voit la semaine prochaine » et on précise « dans huit jours ». Si on compte bien, ça tombe juste. Du jeudi au jeudi, ça fait huit. Mais doit-on compter le jour présent ? Ils disent aussi, « jeudi en huit », et j’ai envie de m’échapper. Ce « m’échapper » aussi, ça n’est pas très précis, je veux m’échapper de quoi ? Il faudrait le préciser. Coincée dans une spirale, je veux m’en échapper, dirais-je. C’est donc à moi que je veux échapper. Je veux m’échapper de moi et à mon grand âge, je m’étonne encore de prononcer ce genre de phrase, comme s’il était possible de s’abandonner un matin pour devenir une autre. Ou une fleur.

On ne pense jamais à devenir une fleur. Il y a des milliers de fleurs que personne ne voit et qui existent malgré tout, et toute l’eau de l’océan n’est jamais nagée en même temps. Ce qui est rassurant.

Le mercredi est le milieu de la semaine du travailleur du tertiaire. C’est une mini-fête, certains en profitent pour ne pas travailler, ce qui permet une esthétique appréciable de l’agenda bureautique. Si la semaine comptait huit jours, ce serait plus simple, on alternerait deux jours chômés et deux jours travaillés sans changer de semaine. La régularité serait bénéfique pour tous. Si on combine cette réforme avec la suppression du changement d’heure, je crois qu’on pourrait s’en sortir.

S’en sortir. Mais de quoi ?

Bonne journée les amis, sortez de chez vous et lavez-vous les coudes !

Intuition féminine

Ami garçon, passe ton chemin.

L’intuition féminine est une affaire de femme, comme tu le sais.

Voyez-vous, amies femmes, j’ai une intuition…

Pauline Buzy Pauline Buzy(en vrai, je ne porte pas de vernis sur les ongles des mains)Pauline BuzyMon constat est le suivant : mon corps en l’absence de règles est svelte, mes cheveux joyeux et ma peau lumineuse (je suis une créature de rêve,
autant le préciser tout de suite).
Cette merveille de la nature que sont les règles donne à mon corps un aspect sympathiquement gonflé, quelques boutons s’épanouissent sur mon visage, telles les pâquerettes sur la pelouse et
mes cheveux baissent d’un cran.

Pauline BuzyÉvidemment, l’humeur accompagne parfaitement cette démonstration physique : je suis d’une humeur de chacal.

Et c’est là, chère amie, que mon petit doigt m’a dit :
la ménopause, ce sera comme avec les règles,
sauf que ça sera sans.

ô joie.