La pluie mode d’emploi

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Tôt ou tard, dans votre vie, il pleut. Il ne s’agit pas d’une métaphore poétique (en ce printemps des poètes), mais d’une basse réalité. Cette eau de là-haut est l’occasion de fusiller une paire de chaussures, d’attraper un mal de gorge ou d’affronter le ridicule. Voisin du coup dur, le ridicule ne vous rendra pas toujours plus fort et souvent ne vous tuera point. Une once de ridicule saupoudrée sur le quotidien vous oblige à traiter avec dédain les petites préoccupations. A défaut de ridicule, on peut aussi se forcer à manger un aliment détesté ou s’infliger une (petite) épreuve physique.

La méthode « cône de travaux » permet de mettre doublement cette théorie en pratique. Il pleut ? J’endosse mon costume orange fluo, et j’entends qu’on rit de moi derrière mon dos, je me hisse sur mon beau vélo et j’affronte la pluie drue qui me frappe au visage et mouille mes doigts et mes genoux (et le pantalon qui est autour). Car toute cône que je suis, il y a toujours un bout qui dépasse et que la pluie mouille. Mais qu’est-ce qu’un peu de mouillé dans ce monde de brut ? L’embryon d’un acte héroïque, la preuve qu’il est possible d’être mouillé sans se dissoudre.

Cet enseignement valait bien un mois d’attente… non ?