
Lorsque la classe était libérée pour la récréation, nous formions un grand mouvement de cris vers la porte et lâchés dans la cour, nous nous éparpillions aux quatre vents. S’il pleuvait, nous nous serrions le long du mur, contrariés et déçus. Lorsque l’ancienne maîtresse a été remplacée par une jeune plus stricte et qu’il fallut se tenir en rang et sortir sans crier, tous les jours sont devenus des jours de pluie. Certains ont le talent de gâcher la joie. Ceux-là, il faudrait leur interdire les salles de classe, les jardins et les entreprises. Qui a dit que les sinistres sauveraient le monde ?
Le 11 mai ne sonnera pas le début de la récré, que les choses soient claires. On va y aller mollo, par étape, selon des règles claires, mais avec le sourire. Disciplinés et détendus. Sérieux et hilares. Vous voyez le style ?
Bonne journée les confinés et lavez-vous les coudes !

