Où tu voudras quand tu voudras

tu voudras, peut-être… Mais quand c’est pas toi qui décides. Pour le moment, on reste humble, nos projets ne dépassent pas la limite de l’arrondissement, on évite de passer devant notre bistrot préféré. Un peu comme après une rupture. D’ailleurs il y a rupture d’avec notre vie d’avant.

Après la phase de sidération, les jours qui suivent une rupture sont faits de tristesse, de nostalgie et d’un sentiment de liberté qui peut charrier l’angoisse ou la jubilation. Après la rupture, si on ne se berce pas d’illusions, on sait que la vie d’avant ne reviendra pas et qu’il faut occuper autrement le temps et l’espace.

Aurons-nous oublié nos rituels ? J’ai souvent en tête cette scène de Furyo où David Bowie se rase avec ses seuls gestes pour ne pas oublier. Il faudrait un mois pour se débarrasser d’une habitude. Un mois suffit à se défaire du sucre, du café, du chocolat, du négativisme (à condition d’essayer, évidemment). Nous avons eu largement le temps d’inventer d’autres rituels, de déplacer les heures, de changer de rythme. Qu’allons-nous faire de cette nouvelle vie ?

Heureusement, la question ne se pose pas dans l’immédiat ! Le collège est en berne, le bureau et le bistrot sont à la maison… On y pensera plus tard.

Bonne journée mes amis et lavez-vous les coudes !

La rupture en gare de Brest

5 appels en absence Appel Reproches Point de ruptureC’était jeudi, vers 18h30, en gare de Brest. Une fille belle comme une actrice se fait lamentablement plaquer par un homme dont je n’entends pas la voix. Nous sommes montés dans le même train, elle a posé sa valise sur le siège à côté d’elle, il est allé s’asseoir dans une autre voiture. Le train s’est rempli au fur et à mesure des arrêts, peut-être est-il allé la rejoindre, à moins qu’il n’ait préféré un strapontin entre deux voitures, plutôt que d’affronter sa tristesse.