Elle téléphone

« Je n’ai plus de pelloche. » Vous souvenez-vous de cette phrase, vous les plus de 20 ans ? Phrase remplacée par le poétique « Je n’ai plus de batterie. » qui signifie tellement plus que l’absence de photo. A plat je suis, lorsque je n’ai plus de batterie. Mais lorsque mon téléphone n’en a plus, je n’ai plus : 1/ de téléphone 2/ d’agenda 3/ de répertoire téléphonique (combien de numéros de téléphone connaissez-vous par coeur ?) 4/ de plan de ville/métro/bus (on s’en fout, on est confinés) 5/ de géo-localisation (on s’en fout, on est confinés) 6/ de météo (on s’en fout, on est confinés) 7/ de quantité de pas et de poids (on s’en fout, on est confinés) 8/ de nouvelles du monde (on pourrait s’en foutre) 9/ de musique (aïe) 10/ de podcasts (re-aïe).

Avec un petit coup de jus, la batterie se recharge et toutes les angoisses s’envolent. Comment faisait-on, avant le téléphone portable, pour dissiper nos angoisses ? Certains avaient un chat de race, d’autres une chaine hi-fi dont le son était très pur, d’autres encore un appareil photo aussi cher qu’une voiture et tous avaient le téléphone à cadran gris, kaki ou crème qu’on trouvait aux PTT. D’ailleurs il y avait un ministère des PTT (Postes, Télégraphes et Téléphones), jusqu’en 1991 (oui, j’étais déjà née).

Tout ça pour vous dire que j’arrête les polaroids. C’est mignon, ça fait des dessins bien carrés… Mais vous savez ce que c’est : la couleur ne tient pas et c’est plein de produits chimiques.

Demain, je vous raconterai un truc de dingue.

Bonne journée les connectés et lavez-vous les coudes !