Et hop !

Cinq jours que cette image figure dans mes brouillons, dans l’attente d’un petit texte qui raconterait la joie d’être bientôt partie. On prend sa valise et on se casse, adieu routine, à nous les apéros face à l’horizon, les réveils tardifs et les promenades sans contrainte. Comme dirait l’autre, je monte l’escalier, c’est le meilleur moment. Ça m’a toujours semblé absurde, ce concept de « youpi les vacances ». Si notre vie ordinaire est tellement nase, qu’on en est réduit à se traîner d’une semaine de vacances à une autre pour tenir le coup, est-ce qu’on ne ferait pas mieux d’essayer autre chose ? Oui mais pas le temps, pas l’énergie, d’abord le repos, la déconnexion, et ensuite on verra. Sauf qu’on ne voit jamais. Il y a aussi ceux qui sont avides de voyage et de découvertes, qui épargnent pour voir le monde, ceux-là me font vachement envie (un peu comme la vie de princesse me fait vachement envie), mais ça n’est pas pour moi. Voyez-vous, je ne sais pas visiter. Je n’ai pas envie d’aller voir comment font les autres si je ne peux pas faire comme eux. Etre de passage ne m’intéresse pas. Je me pose. Je reste. Ou alors je n’y vais pas. C’est bizarre mais c’est ainsi. Ça laisse de la place dans les avions, mon empreinte carbonne m’en remercie. Oh évidemment on peut trainer dans les musées de monde entier, mais ceux de Paris ne m’ont pas beaucoup vue…

J’aimerais pour les vacances emporter le bon roman, de ceux qui occupent l’esprit pendant la marche et qu’on est heureux de retrouver lorsqu’un moment de calme se présente. Voilà qui serait idéal, avec un rayon de soleil pas trop vachard et une assise confortable. Je vais remettre quelques coussins et quelques nuages, pour être sûre.

Je vous tiendrai au courant. Bonne fin de semaine les amis, et lavez-vous les coudes (le virus est toujours là, pas d’embrassade et chacun son verre).

La route est longue

Attention si vous portez des sandales, aujourd’hui il pleut. Vous risquez d’attraper froid, ça nous changera du virus. Dans les années soixante-dix, on s’enrhumait par les pieds, dans les années quatre-vingt par la tête, dans les quatre-vingt-dix par le ventre, les deux-mille par le cou, deux-mille-dix par le dos. En 2020, le rhume n’existe plus. On peut tenter la sandale avec une météo incertaine. Joie.

Ce matin sur mon tapis de yoga, je me demandais s’il fallait mettre un terme à cette phase blogante, j’hésitais entre samedi et dimanche pour vous l’annoncer. Ou carrément ce matin. Bye-bye j’arrête, je suis épuisée du ciboulot, je ne comprends plus ce qu’on me dit au boulot. En fin de journée je soupçonne mon crâne de vouloir expulser mes yeux. Je pourrais utiliser ce temps libéré pour consacrer mon vide intérieur. Ce qui m’a donné envie d’écrire sur ça. Et puis sont venues d’autres idées. Et puis les vacances approchent. J’irai marcher avec mes pieds sur les chemins de montagne. Je n’essaierai même pas de dessiner ou peindre le paysage. Je serai dans le paysage.

A demain, mais pas trop tôt, bonne journée et lavez-vous les coudes !

Jouer aux vacances

« On dirait qu’on serait en vacances ». J’ai choisi une formule à mi-temps : je travaille le matin. L’après-midi, je joue avec mon fils. Et je suis drôlement contente d’être sa mère, parce que c’est moi qui lui ai appris à jouer « aux jeux de société ». Notre société étant excessivement réduite, la façon dont nous jouons est probablement illisible pour les autres.

Je n’aime pas jouer. Ceux qui jouent avec sérieux me donnent envie de quitter la table. Quel est l’intérêt de jouer « sérieusement » ? Ne serait-ce pas antinomique ? Autant dire que les « serious game » qui fleurissent dans le monde de la cohésion d’équipe me donnent envie de me casser la jambe ou filer ma démission. C’est une réaction violente, j’en conviens, qui cache probablement la terreur d’y prendre plaisir (dois-je consulter ?).

Donc, nous jouons, avec des règles adaptées à notre besoin de faire n’importe quoi. Des règles floues, implicites et mouvantes. Parfois c’est la suppression des règles qui permet de se focaliser sur l’intérêt du jeu (trouver un maximum d’images dans Lynx est plus intéressant qu’éliminer le plus lent). Inventer une nouvelle couleur au Uno et prolonger la partie jusqu’à épuisement de la pioche est plus amusant qu’être le premier à liquider son jeu. Je m’autoanalyse au passage : n’aurais-je pas un problème avec la performance ?

Notre ludothèque est mince (puisque je n’aime pas jouer, j’évite d’acheter des jeux, je reste cohérente), on tourne avec quatre : les deux déjà cités, Logic Ville et un Memory (le Pimemento, pour les connaisseurs).

Donc la réponse est non : je n’ai pas verni mes ongles de pieds.

Bonne journée les printaniers et lavez-vous les coudes !

Les vacances, c’est court

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Amie fille, écoute-moi bien (ou plutôt, lis-moi fissa) et enfile un short. Même (et surtout) si quelqu’un t’a dit que tu n’avais pas le physique qui sied au concept. Résiste et porte un short. Tu découvriras le bonheur d’avoir les gambettes à l’air. Pourquoi certains vêtements devraient-ils être réservés à l’usage exclusif des filles sublimes ? Interdit-on aux idiots, aux bègues, aux sourds, aux zozoteurs de prendre la parole ? Bé non.

Tu te visualises comme un boudin ? Prétends être sublime, jusqu’à ce que tu le deviennes (le siège du corps est dans la tête, tout le monde le sait). La vie est courte, porte un short.

Dès que tu dévoiles ton corps, les hommes t’embêtent ? Attends d’avoir passé 25 ans pour te mettre en short. Une étude a démontré que les hommes cessent de regarder les femmes qui ont atteint cette limite. Sois libre, porte un short.

Quant à toi, ami garçon, écoute-moi bien : garde ton bermuda ou ton pantacourt. C’est injuste et anti paritaire, mais il faudra t’y faire.

futile

Construction du Kinkaku-ji (en maquette)

Sens primaire Autre sens C'est cassé Simone détonneLes vacances sont propices au développement des aptitudes manuelles de l’enfant (et de l’adulte qui l’accompagne). Nous avons brillamment réussi à bâtir la réplique en métal doré du Kinkaku-ji de Kyoto, pavillon bouddhiste recouvert de feuilles d’or.
Construit au XIVe siècle, il a été incendié en 1950 par un moine qui avait voulu se suicider avec le temple (brave homme), lorsque nous autres le faisons avec le temps. Son sommet est surplombé d’un phénix, qui toujours renaît de ses cendres mais qui est super relou à manipuler lorsqu’il mesure quatre millimètres. Ma plus grande joie consiste à imaginer Sylvester Stallone essayant d’en faire autant… même sans gants de boxe, je ne suis pas certaine qu’il réussisse !

Admirez cette finesse…

Une séparation

Il y a des moments difficiles dans la vie. Je tenais à partager celui-là avec vous.
Aujourd’hui, je quitte…

Pauline BuzyPauline Buzy

Bé oui, parce que :

Pauline Buzy
Pauline Buzy
Pauline BuzyEt pourquoi ai-je attendu aussi longtemps avant de porter un short ???
Hein ? Pourquoi ?

La réponse est :

Pauline Buzy

Je vous entends déjà :
« Rendre ses parents responsables de ses maux est un symptôme classique du manque de maturité ».

Toutefois, ma maman à moi, c’était comme ça :

Pauline Buzy

Alors forcément, la route est longue…

Pauline Buzy Pauline Buzy

Et toc.

L’été mou

Pauline Buzy Pauline Buzy Pauline Buzy Pauline Buzy Pauline Buzy projets5 Pauline Buzy

Le bibi, le bibi, le bilan :

Pauline Buzy Pauline Buzy

 

Il faut bien le dire :

Ces projets entrent dans le périmètre de mon métier de rêve : femme de chirurgien
(houlalala, que les féministes se retiennent de me décapiter : je ne prône pas le retour de la Femme au foyer, je milite pour un métier qui correspond aux aspirations de chacun/e).

Et vous savez quoi ???
Eh bien aujourd’hui je suis retournée au bureau.
Bilan : même pas mal.