Moi les animaux

Moi les animaux, je ne les mange pas. Les gens disent souvent « j’aime le boeuf, j’aime le lapin, j’aime l’autruche » et ils les mangent. Je préfère que ces gens-là ne m’aiment pas. Ou qu’ils fassent un effort de champ lexical.

Curieusement, la nuit dernière, j’ai rêvé que j’allais au restaurant. Ou plutôt que j’essayais d’atteindre un restaurant très luxueux, dans un interminable hôtel de luxe. Le menu était composé d’une variation petits-pois-pois-cassés. Auparavant, dans le même rêve, j’ai (par ordre chronologique) échappé à une guerre rouge dans un monde sauvage, navigué à bord d’une boule blanche ( ? ) vers une île magnifique et dîné chez des amis. Après le restaurant, j’avais l’intention de m’acheter un pull bleu marine. Mais je n’ai jamais réussi à trouver le bon étage et j’ai fini par me réveiller, lasse de tourner en rond.

Dans mes rêves, je ne mange pas de viande non plus. Aux rapaces captifs, on donne à manger des poussins de un jour. Normalement vous dites « Mais quelle horreur ! » alors que la plupart des poussins mâles sont broyés. J’aime bien les œufs. Je suis même en empathie avec l’œuf, alors je le mange. Mais je ne mange pas de poussin de un jour. Et je ne sais pas si on peut assimiler un poussin de un jour à une graine germée, dont l’apport nutritionnel est supérieur à la graine non germée.

J’aime l’œuf comme j’aime l’île de mon rêve. Des contours définis, indiscutables, impossibles à négocier : ce qui est autour n’est pas l’île. J’ai souvent fait ce rêve décevant d’une île sur laquelle j’arrive et qui au fur et à mesure de mon exploration se révèle ne pas en être une.

Tout ça pour vous dire qu’hier, j’ai parlé nutrition, végétarisme et véganisme avec une collègue. On a parlé boulot aussi, mais j’imagine que ça vous intéresse moins.

Bonne journée mes poussins, et lavez-vous les coudes !