Rosalie Reims

Les significations multiples, ambivalentes des mots m’ont toujours ravie (le verbe ravir me ravit toujours, pour cette raison, précisément). Il y a certainement une construction mentale qui s’empile sur une sédimentation de malentendus, de tâtonnements, de doutes… « Quand il m’a qualifiée de rigide, tu penses qu’il faisait référence à ma capacité de résistance ou à mon caractère austère ? »

Se laisser définir par un mot est une aliénation.

La bouche qui porte le mot à ma connaissance joue un rôle : à mot égal, j’interprète différemment, selon que mon interlocuteur est dans mon cœur ou non. Mais là, pour rigide, je ne sais pas.

Le mot qui m’occupe aujourd’hui n’est pas rigide, mais relief.

J’ai retrouvé dans un tiroir des petits formats en relief : des reliefs en relief. Je les avais réalisés pour illustrer un texte, Rosalie Reims qui dort dans un autre tiroir. La semaine dernière, je me posais la question de la manière d’illustrer un texte, et par hasard, je retrouve pour Rosalie les reliefs et les aquarelles.

Rosalie panoplie

Je retrouve le texte, ce vieux texte, ce cher texte dont voici le début. Vous me croirez si je dis que je ne me souviens plus de la fin ? Je crois que ça parle de l’agrandissement du monde, à l’échelle d’enfant.

Je vous donne le début, plus tard la suite.

(j’ai trouvé d’autres illustrations)

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