


Certes, ça n’est pas très malin, et il y aurait tellement à en dire.



Certes, ça n’est pas très malin, et il y aurait tellement à en dire.






Lorsque les objets supposés nous faciliter la vie la rendent plus compliquée, il y a de quoi s’énerver. Avant l’invention de l’ordinateur, d’Internet et du scanner, comment aurais-je fait ? Rien de plus simple : après avoir griffonné mes petits dessins, je serais allée voir un éditeur qui y aurait trouvé à redire (normal, c’est son travail), aussi aurais-je retravaillé mes petits dessins. Ensuite, l’éditeur aurait fait son travail d’éditeur, avec probablement un maquettiste et il m’aurait envoyée chez l’imprimeur pour que je vérifie les couleurs. Vous seriez allés en librairie pour acheter (ou non) mon livre dont le titre aurait été choisi par mon éditeur, qui s’y connait mieux. Il l’aurait appelé « Votre disque de démarrage est saturé ». Mais à l’époque personne n’aurait compris le sens de cette phrase. D’ailleurs mon ordinateur devrait dire « Mon disque de démarrage est saturé. », parce que mon disque à moi, va plutôt bien. Heureusement, parce que s’il ne démarrait pas le matin, ça n’est pas mon téléphone qui pourrait le faire, puisque la fonction « Alarme » s’obstine à ne pas se déclencher (aléatoirement, cela va de soi). Il me faut donc faire le ménage dans mon ordinateur, en plus de faire le ménage dans mon appartement ; au moins mon appartement ne me demande-t-il pas de faire des mises à jour (il aurait pourtant besoin d’une mise à jour de peinture et de moquette, et s’il pouvait le signaler au propriétaire, ça m’arrangerait).
Si j’étais Karl Lagerfeld, j’aurais un ordinateur pour chaque jour de la semaine, qu’un jeune homme bien moulé mettrait à jour et nettoierait en gloussant des phrases pleines d’esprit.







Tôt ou tard, dans votre vie, il pleut. Il ne s’agit pas d’une métaphore poétique (en ce printemps des poètes), mais d’une basse réalité. Cette eau de là-haut est l’occasion de fusiller une paire de chaussures, d’attraper un mal de gorge ou d’affronter le ridicule. Voisin du coup dur, le ridicule ne vous rendra pas toujours plus fort et souvent ne vous tuera point. Une once de ridicule saupoudrée sur le quotidien vous oblige à traiter avec dédain les petites préoccupations. A défaut de ridicule, on peut aussi se forcer à manger un aliment détesté ou s’infliger une (petite) épreuve physique.
La méthode « cône de travaux » permet de mettre doublement cette théorie en pratique. Il pleut ? J’endosse mon costume orange fluo, et j’entends qu’on rit de moi derrière mon dos, je me hisse sur mon beau vélo et j’affronte la pluie drue qui me frappe au visage et mouille mes doigts et mes genoux (et le pantalon qui est autour). Car toute cône que je suis, il y a toujours un bout qui dépasse et que la pluie mouille. Mais qu’est-ce qu’un peu de mouillé dans ce monde de brut ? L’embryon d’un acte héroïque, la preuve qu’il est possible d’être mouillé sans se dissoudre.
Cet enseignement valait bien un mois d’attente… non ?














L’avenir incertain m’a fait repousser le moment de faire réparer mon vélo. On s’habitue à l’usage exclusif du frein avant, à ne plus pouvoir passer les vitesses et à haleter au rythme du couinement de la chaine. Faisant corps avec mon vélo, je me croyais usée, éventuellement carencée. Alors c’est donc ça, vieillir : constater que les performances physiques diminuent, que le faux plat et la côte sont les nouveaux Everest, que le corps est un frein aux envies, qu’il peut entraver le mental et même l’influencer négativement. Je déplorais déjà de n’avoir pas été amie bien longtemps avec mon corps.
Parmi les critères les plus importants dans ma recherche d’emploi figurait le fait de pouvoir m’y rendre à vélo. Me convertir au métro quotidien, c’est comme emprunter volontairement le chemin de l’abattoir : c’est renoncer.
C’est le lâchage du frein avant qui m’a fortement incitée à confier mon vélo au réparateur. « C’est grave docteur ? » m’enquis-je avant de lui demander de préciser s’il était docteur en médecine ou vétérinaire. Il réfuta vétérinaire, alors que j’objectais « monture ». Après l’énoncé des soins apportés à mon piètre compagnon, et le montant associé aux réparations, j’ai rigolé que cette remise à neuf allait changer ma vie (je n’en croyais pas un mot).
Ce jour-là, j’ai eu deux fois tort : 1/ ma vie a changé, 2/ le réparateur de vélo est docteur en médecine. J’aborde le versant d’une nouvelle et « pédalante » jeunesse.



En dehors du schéma traditionnel (homme + femme = enfant x n), le livret de famille est un vrai bazar.
Lio (oui, parlons de Lio plutôt que de moi), Lio donc, a eu six enfants de quatre pères différents. Elle a reçu un livret de famille à chaque naissance, sauf les fois où le père était le même (ce qui fut le cas pour les jumeaux). Si elle épousait aujourd’hui un homme nouveau -ou une femme- elle se verrait remettre un cinquième livret de famille. Mettons que son nouvel amour ait plusieurs enfants issus de différentes unions (par exemple trois), le jeune mariage serait en possession de huit livrets de famille. Bravo ! On voit où passent nos impôts !
Prenons un autre exemple : François Hollande est l’heureux papa de quatre enfants d’une mère unique (mais à plusieurs années d’intervalle). Un premier livret de famille a été établi à la naissance de l’ainé, puis complété à chaque nouvelle naissance. Si François épousait Julie (personnellement, je le prendrais assez mal), il y aurait dans leur tiroir trois livrets de famille : ceux issus de leurs vies d’avant et celui de leur nouvelle vie.
En cas de décès d’un parent de nombreuses familles, c’est évidemment un surcroît de travail pour le service d’état civil ! Le décès doit être reporté sur chaque livret de famille. Déjà qu’on me fait les gros yeux quand je passe à la Mairie avec mes deux livrets… imaginez comment Marie Trintignant a été reçue pour mettre à jour sa situation sur ses quatre livrets (bon, évidemment, c’est pas elle qui y est allée).
Les papiers sont passionnants, surtout quand on les égare.




Vous pensiez qu’à part me vernir les ongles et tirer sur les draps, je ne faisais rien de mes journées ?!
Grossière erreur !
Parfois je cuisine.
Souvent je ne mets pas de gras, jamais j’y mets de la carne.
Autant dire : une cuisine qui intéresse peu les anciens et rarement les hommes, une cuisine de Sainte, en somme !
Ce blog ne se transformera pas en blog de cuisine, non non non, en revanche, vous trouverez ici la recette du Fondant chocolat et potimarron que le tout Paris avide m’envie (moui, rien que ça).




Les vêtements, c’est marrant.
Il y a de belles pièces, il en est aussi qui font semblant de l’être. Il existe plusieurs façons de faire semblant d’être beau, pour un vêtement : l’absence de matière naturelle, du plastique dans les coutures et (par dessus tout) une étiquette cousue dans un pays où le petit livre rouge n’a jamais été le code du travail.
Lorsque je suis à la recherche du pull-over qui twiste ou de la petit robe qui se tient, si je trouve enfin la pièce qu’il me faut, je suis pratiquement incapable de lui tourner le dos, même si l’étiquette pavane un « Fabriqué en Chine » totalement détestable. Je suis faible. Il faudrait d’abord regarder l’étiquette et essayer ensuite. Comme pour le vin. Sauf quand on est en mode dégustation… et justement : la mode se déguste. Je suis futile.









Jacques Attali a dit « Trop cool mon caca ! », et ça personne ne l’avait vu venir. Ce hibou de mauvais augure nous prédit une année 2016 vraiment pourrie, tout est écrit ici : http://blogs.lexpress.fr/attali/2015/12/21/lannee-des-bonnes-surprises/
Alors, la peste ou le choléra ? La guerre ou l’attentat ? Le tremblement de terre ou l’ouragan ? L’embarras du choix… Qu’advienne le pire, ou pas, j’ai une certitude : les poux continueront d’exister.