Renard ! Renard ! Où es-tu ?

Renard ! Renard ! Où es-tu ? Que vous me semblez beau Poursuivie par le corbeau A l'ombre de l'arbre
Mon fils a surnommé ma série du renard « Histoires pour dépressif ». C’est probablement l’usage de l’encre et de la plume qui l’angoisse… J’ai donc mis un peu de couleur dans la deuxième case. C’est pop, non ?
Ne suis-je pas pile dans la tendance ≠Fauve (ce fameux collectif artistique dont tout le monde parle) ?

Youpi c’est lundi ! Bonne semaine mes lapins !

Parti, le renard

Son absence me hante Je me réveille en sursaut Je sors en courant de l'appartement Je l'appelle dans la forêtC’est long à dessiner, la nuit. Pourtant, c’est une nuit claire.
Sur la troisième case, il y a un petit point en bas de mur. Je suis contente, parce que c’est une authentique tache.
Lorsque j’étais au collège, le professeur d’Arts plastiques (Arts visuels, pour ceux qui vivent au temps présent) disait toujours « C’est ce qu’il y de plus beau dans ton dessin », alors que nous le vivions comme un sale coup du sort : cette tache qui gâche le dessin, qui anéantit les heures d’effort imposées par la rigidité du vouloir bien faire.
L’accident, la surprise, l’inattendu, le hasard sont effectivement ce qu’il y a de plus beau dans le dessin ; ils renouent avec l’état sauvage du trait.

Est-ce pareil pour la vie ?

Bon week-end mes lapins !

L’alimentation est la première médecine

La nourriture est la première médecine La nourriture est la première médecine La nourriture est la première médecine La nourriture est la première médecine
Dans ma région, c’est la première semaine des vacances dites de février, celles que la France décale pour éviter le raz de marée humain sur les pistes de ski. Je peux espacer la publication des articles, puisque vous êtes en train de descendre tout schuss les pentes poudreuses, votre casque solidement enfoncé sur le crâne. Il y a tellement peu d’espace sur la neige qu’il vous est impossible de surfer, vous ne surfez pas non plus sur le net, puisque vous logez dans un deux pièces que vous occupez à huit. Eventuellement, vous glanez des nouvelles du monde à coup de smartphone, lorsque vous êtes tranquillement installé(e) sur le télésiège. La question est : avec ou sans moufle ?

Vous l’aurez compris mes lapins, je ne suis pas aux sports d’hiver ; cependant mon rythme est bouleversé par les vacances… le prochain article arrivera quand il pourra.

En attendant, nourrissez-vous correctement !

Saint Valentin

Mon premier petit tamisC’est la Saint Valentin, mes lapins !
Non, il ne s’agit pas d’une fête commerciale, mais d’une occasion supplémentaire de faire la fête.
Le tamis révèle l’or au milieu du sable, fluidifie la farine, sèche la pâte à papier, sépare le bon grain de l’ivraie.
Mon premier petit tamis transforme l’amour en poussière, c’est un défricheur.

Sur cette note optimiste, je vous souhaite un bon week-end, chatouillez bien vos aimé(e)s.

La belle espérance

Espérance de vie d'un renard Espérance de vie d'un renard Espérance de vie d'un renard Espérance de vie d'un renard
Les critiques ont enfin parlé ! Leur jugement est sans appel : 50 nuances de Grey ne restera pas dans les annales. Vous en doutiez ? Bonne nouvelle, ça nous laisse du temps libre pour faire autre chose.

Si l’espérance de vie du renard est supérieure lorsqu’il est domestiqué, que devons-nous en déduire ? Nous en déduisons que son milieu naturel est riche en prédateurs.
N’ayant pas étudié le moral du renard domestique, ni son poids (si tant est que le poids soit un indice du moral), je me livre ici à des suppositions : le renard domestiqué prend 5 kilos la première année (comme l’homme, me direz-vous), il reste couché au coin du feu et il rechigne à sortir dès que la température baisse (comme l’homme, me direz-vous), privé de son travail (la chasse), il se sent inutile et terriblement prisonnier de son quotidien routinier.
Est-il préférable de vivre amputé de ses instincts, mais longtemps ; ou mener une vie brève en accord total avec sa nature ?
La réponse ne serait-elle pas « un peu des deux » ?

Ne m’attendez pas demain, je vais domestiquer ma créativité. A samedi mes lapins !

Quelques nuances de queue

 

Queue de renard Queue de renard Queue de renard Queue de renard

Quelle belle journée mes lapins, il fait un temps magnifique !
Vous n’oseriez pas vous précipiter au cinéma pour dévorer un esquimau et 50 nuances de Grey !?
S’il y a bien un détail que tous les chroniqueurs s’amusent à rapporter, c’est qu’il manque dans le film la célèbre scène du tampon (ça n’est pas la peine de faire beurk, essayez seulement d’avoir moins d’imagination) : il est donc inutile d’aller voir le film.

Dans les images qui figurent ci-dessus, vous remarquerez sans doute que la racine de la queue du renard est écrasée dans la plupart des positions. Oui. DSK en rêverait peut-être, ou alors les ex-partenaires de DSK.
Je tiens à vous rassurer : le renard n’a pas été molesté durant la prise de vue. Tout ceci est affreusement technique, il s’agit d’une maîtrise totale du corps, en partie expliquée par un mental de combattante : ces dessins illustrent le Féminisme absolu dont je fais preuve chaque jour. Comme je le disais encore hier au serveur du Café D : Ne m’appelez pas Mademoiselle !

Au fait, une pénurie de baby-sitter est annoncée ce soir, inutile de réserver votre place de cinéma.

A demain mes lapins !

Fox fixette

Belle fourrure Mon écharpe parle ! Portée par le vent Je retourne me coucherMes chers lapins, c’est en écrivant le titre de cet article que j’ai réalisé deux choses :

1) Les renards mangent les lapins.
2) Longtemps j’ai appelé Firefox « Petit renard ».

Mon amour pour ce navigateur (Firefox) transparaît dans ces dessins, c’est bien évidemment la seule et unique explication logique.
Quant aux lapins, c’est élémentaire : la maîtresse en maillot de bain*.

A présent que toute la lumière est faite sur l’énigmatique goupil, je vous laisse retourner à vos occupations.
Demain, pour la sortie de 50 nuances de Grey, nous parlerons de queue.

Bonne journée mes lapins !

—-
*Note à l’attention de ceux qui ne seraient jamais allés à l’école primaire :
Haut les mains, peau de lapin !
La saucisse et le boudin,
La maîtresse en maillot de bain.

A partir des années 90, le texte s’est transformé :
Haut les mains, peau de lapin !
Sur le toit du magasin,
Avec son petit chien.

(ce qui ne veut plus rien dire… comme tout discours politiquement correct.)